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La Hongrie montre les limites du "discours anti-UE" de l'extrême droite, selon Teresa Ribera

Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne
Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne Tous droits réservés  Euronews
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Par Anna Weglarczyk
Publié le
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La défaite d’Orbán, après 16 ans à la tête de la Hongrie, montre les limites du discours anti-européen de l’extrême droite, estime la commissaire à la concurrence de l'Union européenne, Teresa Ribera.

Invitée d'Europe Today sur Euronews, la responsable de la concurrence de l’Union européenne, Teresa Ribera, a estimé que la défaite de Viktor Orbán, après seize ans au pouvoir, illustrait les limites de la rhétorique anti-UE, les Hongrois ayant été nombreux à opter pour un rapprochement avec l’Europe.

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« Les Hongrois ont décidé qu’ils voulaient être Européens, qu’ils voulaient se battre pour leurs droits », a-t-elle déclaré, qualifiant ce résultat de tournant décisif et d’appel au changement « très clair ».

Viktor Orbán, s’était depuis longtemps posé en force de perturbation au sein de l’UE et en l’un de ses critiques les plus virulents. Il s'est également présenté comme un allié clé du président américain Donald Trump en Europe. Avant le scrutin, le vice-président des États-Unis, JD Vance, a fait campagne en faveur d’Orbán et salué sa contribution intellectuelle au mouvement conservateur mondial. Un soutien qui s’est avéré vain.

Ribera a déclaré à Euronews que ce résultat mettait en lumière les « limites et les dommages » d’une approche américaine musclée de la politique européenne, qui frôle souvent l’ingérence. L’administration Trump a décrit les dirigeants de l’UE comme faibles, en déclin et trop libéraux.

Le président américain a également critiqué la politique migratoire de l’Union et qualifié les tentatives de réguler les entreprises du numérique de censure. Dans un document controversé sur la sécurité nationale publié l’an dernier, la Maison-Blanche s’est engagée à travailler avec les forces politiques qui s’opposent à la « trajectoire actuelle », avertissant que l’UE risquait un « effacement civilisationnel » si elle ne changeait pas de cap.

Pour Ribera, les élections hongroises prouvent néanmoins que cette stratégie est vouée à l’échec. « Ce récit contre l’Europe, contre l’action collective, ne peut pas l’emporter à moyen terme », a-t-elle affirmé, estimant que le soutien de l’opinion publique à l’UE est souvent sous-évalué.

Ribera confirme sa ligne verte et écarte toute dérégulation

Alors que la guerre en Iran ébranle le marché mondial de l’énergie, plusieurs États membres, dont l’Italie, ont demandé à la Commission européenne de suspendre les politiques en faveur du climat. La commissaire à la concurrence a indiqué qu’une certaine flexibilité était possible, mais a exclu tout recul durable de l’agenda vert de l’UE.

Militante du climat de longue date et ancienne ministre en charge du Climat, Ribera a insisté sur le fait que des énergies plus propres et produites sur le sol européen constituent la voie la plus rapide et la plus sûre pour assurer la sécurité économique de l’UE, exhortant les États membres à accélérer leurs plans de transition verte.

Après des informations selon lesquelles la Commission prépare une vaste refonte des règles en matière de fusions pour permettre la création de « champions européens », une expression qui désigne de grandes entreprises capables de rivaliser à grande échelle avec les États-Unis et la Chine, Teresa Ribera a précisé que ce nouveau cadre ne se traduirait pas par un assouplissement des règles de concurrence de l’UE, assimilable à une dérégulation.

« Nous entrons dans la dernière phase d’adoption : d’une version actualisée de ces règles », a-t-elle déclaré à la rédactrice en chef Europe d’Euronews lors d’un entretien vendredi. « Nous savons qu’il nous faut adapter notre cadre à l’économie d’aujourd’hui, mais cela ne signifie pas oublier le cœur de notre mission. »

« Nous restons déterminés à protéger les consommateurs et nous ne donnerons de chèque en blanc à personne », a-t-elle ajouté.

Vous pouvez retrouver l’intégralité de l’entretien avec Teresa Ribera sur Euronews et sur toutes nos plateformes sociales. Europe Today est diffusée depuis Bruxelles du lundi au vendredi à 8 heures.

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