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Financement libyen : la défense de Nicolas Sarkozy de nouveau affaiblie par Claude Guéant

Claude Guéant, ancien conseiller proche de l'ancien président français Nicolas Sarkozy, au tribunal, à Paris, en France, ce jeudi 25 septembre 2025.
Claude Guéant, ancien conseiller proche de l'ancien président français Nicolas Sarkozy, au tribunal, à Paris, en France, ce jeudi 25 septembre 2025. Tous droits réservés  AP Photo/Christophe Ena
Tous droits réservés AP Photo/Christophe Ena
Par Nathan Joubioux
Publié le Mis à jour
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Alors que Nicolas Sarkozy doit de nouveau être entendu, ce mercredi, son ancien bras droit a envoyé une nouvelle lettre à la cour d'appel de Paris et dément les accusations de l'ancien président de la République.

Le procès en appel portant sur les soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007 de Nicolas Sarkozy connaît un nouveau rebondissement. Après avoir envoyé une première lettre à la cour d'appel de Paris, Claude Guéant récidive, actant définitivement la rupture entre les deux hommes. Datée du dimanche 26 avril, cette missive remet en cause les déclarations de l'ancien président de la République.

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"Nicolas Sarkozy se trompe", affirme son ancien directeur de cabinet devenu ensuite secrétaire général de l'Élysée puis ministre. Claude Guéant, absent du procès en appel pour raison de santé, souhaitait alors revenir sur l'audience du 14 avril, durant laquelle plusieurs éléments erronés auraient, selon lui, été prononcés par Nicolas Sarkozy.

"Je m'insurge contre son démenti"

"Nicolas Sarkozy dément m'avoir connu avant 2002. [...] Je dois dire que, malgré ses facultés de mémoire exceptionnelles (il se dit volontiers hypermnésique) il se trompe. Nous nous sommes rencontrés avant 2002. Il me connaissait", écrit Claude Guéant, cité par Le Monde, qui rappelle alors leurs nombreuses rencontres qui ont débuté lors du mandat de maire de Neuilly-sur-Seine de Nicolas Sarkozy.

Mais Claude Guéant revient surtout sur l'épisode du 25 juillet 2007. "Nicolas Sarkozy dément aussi formellement m'avoir appelé à sa table du dîner, à Tripoli, pour entendre Mouammar Kadhafi répéter sa préoccupation concernant le mandat d'arrêt international de son beau-frère [Abdallah] Senoussi", pour l'attentat contre l'avion DC-10 d'UTA, écrit-il encore. "Je suis désolé de dire que, là encore, Nicolas Sarkozy se trompe. Je m'insurge contre son démenti", ajoute-t-il.

Claude Guéant confirme ses précédentes déclarations et assure ne pas confondre les années 2007 et 2005, comme l'avait laissé entendre l'ancien président. "Je maintiens que Nicolas Sarkozy m'a appelé pour entendre la préoccupation que venait de lui exprimer [Mouammar] Kadhafi, à savoir son souhait de voir lever le mandat d'arrêt d'[Abdallah] Senoussi", insiste-t-il. Et l'ancien bras droit de préciser : "C'est à ce moment-là qu'il m'a dit "Claude, voyez cela"".

Dans cette même lettre, Claude Guéant explique ensuite avoir fait le point sur la situation de Abdallah Senoussi et avoir laissé "la question en suspens" lorsqu'il lui a été indiqué "que la seule solution était qu'il se présente à la justice française et demande la révision de son procès".

Enfin, il assure que "s'il n'a pas le souvenir d'avoir parlé immédiatement" à Nicolas Sarkozy de sa rencontre avec Abdallah Senoussi, il l'a bien fait et qu'il a eu plusieurs occasions pour le faire, rendant "naturel" et "incontournable" ce sujet.

De nouveaux interrogatoires ce mercredi

Cette nouvelle déclaration de Claude Guéant pourrait être au cœur des nouveaux interrogatoires de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux, prévus ce mercredi 29 avril. La dernière audience est fixée pour le mercredi 3 juin.

Nicolas Sarkozy est jugé pour “financement illégal de campagne”, “recel de détournement de fonds publics”, “corruption passive” et "association de malfaiteurs”.

Il est accusé d’avoir noué avec Mouammar Kadhafi un “pacte de corruption”, pour qu’il finance sa campagne victorieuse de 2007 en échange notamment de contreparties diplomatiques, comme la réhabilitation du dictateur libyen sur la scène internationale et la tentative d’annuler un mandat d’arrêt français contre le chef des services de renseignements libyens Abdallah Senoussi.

Qu'est-il reproché à Claude Guéant ?

L’ex-secrétaire général de l’Élysée est jugé pour avoir été un intermédiaire pour obtenir ces fonds libyens via les réseaux des hommes d'affaires Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri.

En 2008, après la présidentielle, il aurait reçu un virement de 500 000 euros, qu’il affirme être issus de la vente de deux tableaux à un avocat malaisien, également mis en cause dans cette affaire, mais dont la justice a appris le décès.

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