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Condamnation de Nicolas Sarkozy : un "choc" pour ceux qui expriment "amitié" et "fierté"

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Par euronews
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Archives 1 mai 2012, le président français Nicolas Sarkozy accueillant ses supporters sur la place du Trocadéro à Paris.
Archives 1 mai 2012, le président français Nicolas Sarkozy accueillant ses supporters sur la place du Trocadéro à Paris.   -   Tous droits réservés  Philippe Wojazer/AP
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Nicolas Sarkozy va faire appel de sa condamnation, qu'il qualifie, je cite, de "décision injuste". L'ancien président de la République française a été condamné jeudi à un an de prison ferme pour le financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012 dans le dossier Bygmalion. Une peine qu'il devrait purger à domicile sous bracelet électronique si l'appel n'aboutit pas.

Il y a sept mois, il était devenu le premier ancien président de la Ve République à être condamné à une peine de prison ferme (trois ans dont deux avec sursis) pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite "des écoutes". Il a également fait appel de ce jugement.

La nouvelle condamnation de l'ex-président français a suscité de nombreuses réactions dans son camp.

Les deux candidats à la présidentielle de 2022 Valérie Pécresse et Xavier Bertrand lui ont exprimé leur "amitié", de même que le président du parti les républicains Christian Jacob qui évoque un choc pour de nombreux compatriotes et dit son immense fierté d'avoir eu Nicolas Sarkozy comme président.

A gauche, le candidat à la prochaine présidentielle de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon s'est montré prudent :

"Il a fait appel. On attendra de savoir comment ça se passe en appel pour donner une opinion sur cette affaire. Je suis un peu mal à l’aise parce que je suis capable de voir le contraste avec le jugement dont a fait l’objet monsieur Balladur. Mais honnêtement je ne peux rien en dire là, parce qu’il faut que quand même savoir un peu de quoi on parle. On ne peut pas dire simplement, comme c’est monsieur Sarkozy, c’est un adversaire politique, alors tous les coups sont permis. Non."

Éric Cocquerel, député de la France Insoumise en Seine-Saint-Denis, s'est montré plus virulent :

"Ce que ça m'inspire, c'est que ça devrait être un justiciable comme un autre. S'il est responsable des faits qui lui sont incriminés, c'est de la délinquance. Et encore une fois, j'observe que lui et son courant politique, feraient mieux, à certains moments, d'imaginer que les choses peuvent leur retomber sur le nez."

Quant au Premier ministre Jean Castex, il a manifesté "à titre personnel" son "amitié" et son "affection" à Nicolas Sarkozy, dont il fut l'un collaborateur à l'Elysée entre 2010 et 2012.

Sources additionnelles • AFP, APTN