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Violences sexuelles : le gouvernement annonce un nouveau questionnaire pour les élèves

Le ministre français de l'Éducation et de la Recherche, Édouard Geffray, participe à une réunion avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à Paris, le lundi 13 octobre 2025
Le ministre français de l'Éducation et de la Recherche, Édouard Geffray, participe à une réunion avec le Premier ministre, Sébastien Lecornu, à Paris, le lundi 13 octobre 2025 Tous droits réservés  Alain Jocard, photo Pool via AP
Tous droits réservés Alain Jocard, photo Pool via AP
Par Vincent Reynier
Publié le
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"10 millions d’élèves seront interrogés sur ce qu’ils ont éventuellement été amenés à subir" dans le cadre du questionnaire annuel sur le harcèlement scolaire. Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, craint des résultats "sismiques".

Le ministre de l'Éducation, Édouard Geffray, a annoncé lundi que des questions portant sur les violences sexuelles et sexistes seront ajoutées au questionnaire sur le harcèlement scolaire que les élèves français remplissent chaque année. Le ministre dit s'attendre à des résultats "sismiques car le phénomène est massif".

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"De la grande section de maternelle à la terminale, 10 millions d'élèves seront interrogés sur ce qu'ils ont éventuellement été amenés à subir", a expliqué le ministre, dans un entretien accordé à plusieurs journaux quotidiens régionaux. Édouard Geffray rappelle qu'"un enfant sur 10 est victime de violences sexuelles en France".

Ce questionnaire "sera anonyme au départ" mais les élèves "auront la possibilité de laisser leurs noms s'ils souhaitent rencontrer un adulte de confiance", indique le ministre de l'Éducation.

Il ajoute que le contenu du questionnaire sera mis au point "avec les personnels scolaires, les associations de parents d'élèves et un comité d'experts dont des pédopsychiatres".

Édouard Geffray souligne que "l'Éducation nationale est le premier signaleur des violences sur mineurs". Pas moins de 88 000 informations préoccupantes ont été signalées en 2025 pour violences sexuelles ou défaillances parentales.

Des dizaines de milliers de plaintes en attente

À l'automne de l'année dernière, plusieurs scandales de violences sexuelles ont éclaté dans le périscolaire parisien, donnant lieu à la suspension de dizaines d'animateurs, notamment pour agressions sexuelles. Des cas similaires ont également été signalés dans d'autres régions françaises.

Plus récemment, la mort de la jeune Lyhanna, 11 ans, dont le corps a été retrouvé début juin dans le Gers, a suscité une nouvelle vague d'indignation à travers l'Hexagone. Le principal suspect de son meurtre, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes pour agressions sexuelles sur mineurs mais n'avait jamais été entendu.

Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, avait alors demandé aux procureurs généraux de "reprendre l’intégralité des plaintes qui touchent les enfants", un examen qui avait révélé l’existence de 85 047 plaintes en cours de traitement pour violences sexuelles sur mineurs.

Ce chiffre ne tient compte ni des nombreux dossiers "fantômes" ni des enquêtes à l’abandon ou perdues, comme les procureurs généraux l'ont signalé dans leur synthèse que Gérald Darmanin avait transmise au ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez.

Dans la seule commune de Nîmes, les magistrats ont mis au jour 3 972 procédures en attente dans les services d’enquêtes, soit près de trois fois plus que les 1 497 enregistrées jusqu'alors.

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