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L'humanité retourne vers la Lune, une première en 50 ans : tout savoir sur Artémis II de la Nasa

Voici tout ce qu’il faut savoir sur la mission Artemis II de la Nasa
Tout ce qu'il faut savoir sur la mission Artemis II de la NASA Tous droits réservés  Credit: AP Photo
Tous droits réservés Credit: AP Photo
Par Theo Farrant
Publié le
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Les astronautes de la NASA s'apprêtent à retourner sur la Lune pour la première fois depuis 50 ans. Pourquoi y vont-ils, qui partira et que feront-ils sur place ?

Pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, l’humanité se prépare à repartir vers la Lune.

La mission Artemis II de la NASA, dont le lancement est prévu le 6 février cette année, enverra quatre astronautes courageux pour un périple audacieux autour de la Lune, avant de revenir dans l’atmosphère terrestre à une vitesse record d’environ 25 000 miles par heure (40 000 km/h).

Si le voyage ne prévoit pas d’atterrissage sur la Lune, il constitue une étape clé du plan des États-Unis visant à établir une présence humaine de longue durée au-delà de l’orbite terrestre basse.

Voici tout ce qu’il faut savoir sur la mission Artemis II et pourquoi vous devriez suivre son lancement.

Qu’est-ce qu’Artemis II ?

Artemis II est la deuxième mission du programme Artemis de la NASA, lancé en 2017 pour ramener des humains sur la Lune et, à terme, envoyer des astronautes sur Mars. Elle fournira également des données essentielles qui serviront aux futures missions lunaires.

Elle fait suite à Artemis I, un vol d’essai sans équipage qui a tourné autour de la Lune avec succès fin 2022.

La nouvelle fusée Artemis II de la NASA est installée sur l’aire de lancement 39-B du Kennedy Space Center, le 22 janvier 2026.
La nouvelle fusée Artemis II de la NASA est installée sur l’aire de lancement 39-B du Kennedy Space Center, le 22 janvier 2026. Credit: AP Photo

Pour Artemis II, les astronautes voleront à bord du nouveauvaisseau spatial Orion de la NASA, lancé par la fusée Space Launch System (SLS).

Ce sera la première fois que des humains voleront à bord de l’un ou l’autre de ces véhicules, et la première fois qu’un équipage s’aventurera près de la Lune depuis Apollo 17, en 1972.

Pourquoi la mission n’atterrira-t-elle pas sur la Lune ?

Contrairement aux missions Artemis ultérieures, Artemis II n’a pas vocation à poser des astronautes à la surface lunaire. L’équipage se contentera d’effectuer une orbite autour de la Lune, en passant par sa face cachée avant de revenir sur Terre.

La mission est conçue comme un test complet, de bout en bout, des systèmes qui seront ensuite utilisés pour les missions d’atterrissage.

Avec Artemis II, la NASA veut démontrer que son vaisseau, sa fusée et ses technologies de support de vie sont suffisamment sûrs et fiables pour transporter des humains dans l’espace profond.

Artemis II fait écho à Apollo 8, la mission de 1968 qui a envoyé pour la première fois des astronautes autour de la Lune sans s’y poser.

Quelle est l’importance de cette mission ?

Même si elle peut sembler modeste comparée à un alunissage, Artemis II porte un poids politique et stratégique considérable.

Envoyer des humains au-delà de l’orbite terrestre basse suppose des engagements budgétaires sur le long terme, des technologies fiables et un soutien politique durable.

Les missions habitées témoignent d’un sérieux que les missions robotiques n’affichent pas, et elles donnent aux partenaires internationaux comme aux entreprises privées la confiance nécessaire pour caler leurs propres plans sur le calendrier de la NASA.

De gauche à droite, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen, la spécialiste de mission Christina Koch, le pilote Victor Glover et le commandant Reid Wiseman, au Kennedy Space Center.
De gauche à droite, l’astronaute de l’Agence spatiale canadienne Jeremy Hansen, la spécialiste de mission Christina Koch, le pilote Victor Glover et le commandant Reid Wiseman, au Kennedy Space Center. Credit: AP Photo

« C’est une étape majeure pour la NASA et le programme Artemis, car ce sera la première fois qu’un équipage humain verra la face cachée de la Lune, et c’est une étape essentielle vers l’objectif final de la NASA : remettre deux pieds, des pieds humains, sur la surface lunaire », a déclaré John Pernet-Fisher, chercheur à l’Université de Manchester.

« C’est aussi enthousiasmant parce que c’est une prouesse technologique immense. Il y a cette énorme nouvelle fusée et le vaisseau à bord duquel ils voyageront, et ils deviendront les humains les plus rapides ayant jamais existé lors de la rentrée, quand ils reviendront dans l’atmosphère terrestre. Nous nous attendons à ce qu’ils atteignent environ 25 000 mph », a-t-il ajouté.

Qui sera à bord ?

L’équipage d’Artemis II comptera quatre astronautes : trois Américains, Reid Wiseman, Victor Glover et Christina Koch, et un Canadien, Jeremy Hansen.

La participation du Canada souligne la dimension internationale du programme Artemis, qui rassemble désormais plus de 60 pays signataires des Accords Artemis.

Que feront les astronautes pendant la mission ?

Peu après le lancement, l’équipage commencera à tester les principaux systèmes de support de vie d’Orion, y compris l’air, l’eau et les équipements de sécurité.

Ce sera aussi la première fois que des astronautes essaieront un système de toilettes pour l’espace profond, une amélioration notable par rapport à l’époque d’Apollo, où les équipages utilisaient les fameux « relief tubes ».

Le pilote de la NASA Victor Glover, l’astronaute canadienne Jenni Gibbons et le spécialiste de mission de l’ASC Jeremy Hansen s’entraînent ensemble dans le simulateur de mission Orion au Johnson Space Center.
Le pilote de la NASA Victor Glover, l’astronaute canadienne Jenni Gibbons et le spécialiste de mission de l’ASC Jeremy Hansen s’entraînent ensemble dans le simulateur de mission Orion au Johnson Space Center. Credit: AP Photo

« SLS et le module Orion qui sera placé à son sommet, c’est en gros la prochaine génération de technologies de fusées », a indiqué Pernet-Fisher.

« À l’époque d’Apollo, nous avions la Saturn V avec le module Apollo au sommet. Ce sont les équivalents modernes. Et, plus précisément, le SLS, le Space Launch System, est conçu pour être une fusée si puissante qu’elle pourrait même aller un peu plus loin à l’avenir. »

Il a ajouté que si la NASA poursuit sur cette voie, « on pourrait voir des missions vers Mars, et aller plus profondément dans l’espace ; par exemple, il a été suggéré qu’elle est suffisamment puissante pour atteindre Jupiter ».

Combien de temps la mission devrait-elle durer ?

Environ 10 jours, du lancement à l’amerrissage.

Que se passera-t-il après Artemis II ?

Si la mission réussit, elle ouvrira la voie à Artemis III et à de futures missions visant à installer une présence humaine sur et autour de la Lune, notamment la station spatiale Lunar Gateway.

Fabriqué en Europe

Le vaisseau Orion s’appuie sur le Module de service européen, fabriqué en Allemagne, pour l’air, l’eau et la propulsion. Il s’agit d’un module cylindrique qui fournit l’électricité, l’eau, l’oxygène et l’azote, tout en maintenant le vaisseau à la bonne température et sur la bonne trajectoire.

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