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Des policiers du Kazakhstan détiennent un manifestant lors d'un rassemblement de l'opposition à Almaty, au Kazakhstan, dimanche 10 janvier 2021

Kazakhstan : la hausse des prix du gaz met le feu aux poudres

Au Kazakhstan, les manifestants ont pénétré mercredi dans le principal bâtiment de l'administration d'Almaty, capitale économique de ce pays en proie à des troubles sans précédent après une hausse des prix du gaz.

Débuté dimanche dans une ville de province, le mouvement de colère s'est étendu à Almaty, la plus grande ville du pays, dans la nuit de mardi à mercredi, lorsque près de 5 000 personnes ont été dispersées par la police à coup de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogène.

Mercredi après-midi, un groupe de plusieurs milliers de manifestants a pris d'assaut le bâtiment de l'administration de la ville, parvenant à pénétrer à l'intérieur malgré les tirs de grenades et de gaz de la police, selon un journaliste de l'AFP.

Cette crise est la plus grande menace à ce jour pour le régime mis en place par l'ancien président Noursoultan Nazarbaïev, qui a dirigé cette ex-république soviétique jusqu'en 2019, mais qui conserve une grande influence.

Dans un effort pour juguler la crise, le président actuel Kassym-Jomart Tokaïev a limogé le gouvernement et décrété l'état d'urgence dans plusieurs régions dont Almaty et la capitale, Nur-Sultan, récemment rebaptisée ainsi en l'honneur de M. Nazarbaïev.

Les manifestations de protestation sont rares au Kazakhstan, pays autoritaire où les rassemblements doivent recevoir l'autorisation préalable des autorités.