Le lieutenant-général du ministère de la Défense de la Fédération de Russie, Vladimir Alekseev, a été hospitalisé à Moscou après avoir été touché par balle. Une enquête a été ouverte pour "tentative d’assassinat" et "trafic d’armes".
Vladimir Alekseev, un haut responsable du renseignement russe, a été touché par des tirs, vendredi 6 février matin, dans un immeuble résidentiel dans le nord-ouest de Moscou, a annoncé le Comité d’enquête russe. L'agence a annoncé dans un communiqué qu'"une personne encore non identifiée a tiré plusieurs coups de feu sur l'homme et s'est enfuie des lieux."
Le lieutenant-général du ministère de la Défense de la Fédération de Russie a été hospitalisé. Une enquête a été ouverte pour tentative d'assassinat et trafic d'armes. Aucune piste n'a pour le moment été évoquée.
Vladimir Alekseev est le premier chef adjoint de la direction Générale de l'état-major général des forces Armées de la Fédération de Russie (ex-GRU) depuis 2011 et premier adjoint du général Igor Kostioukov. Il a été largement décrit comme une figure clé supervisant les sociétés militaires privées du pays et figurait parmi les hauts fonctionnaires envoyés pour négocier avec le fondateur du groupe paramilitaire Wagner, Evgueni Prigojine, lors de la brève mutinerie du groupe à l'été 2023.
Il a également été accusé par le Royaume-Uni et l'Union européenne d'avoir orchestré l'attaque chimique au Novichok à Salisbury en 2018, qui visait le double agent russe Sergueï Skripal et sa fille. Tous deux ont survécu, mais un ressortissant britannique, qui a découvert par la suite du Novichok dissimulé dans un flacon de parfum, est décédé des suites de son exposition.
Selon la direction générale du renseignement du ministère de la Défense de l'Ukraine, Le lieutenant-général est notamment responsable de "l'organisation de la préparation des données initiales pour l'application de missiles et de frappes aériennes sur le territoire ukrainien" et de la "légalisation de la présence russe dans les territoires occupés par l'organisation de référendums".
Peu après l'annonce de l'attaque, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé l'Ukraine d'être à l'origine de cet "acte terroriste", qui aurait pour but de "perturber le processus de négociation" visant à mettre fin à quatre années de guerre.