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Trump avertit Téhéran: "Dernière chance avant la décapitation", et précise que les négociations se poursuivent

Donald Trump parle lors d'une réunion sur les familles de militaires dans le Bureau ovale, à la Maison-Blanche, le 3 août 2026 à Washington
Donald Trump s'exprime lors d'une réunion consacrée aux familles de militaires, dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le lundi 3 août 2026, à Washington. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved
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Par Nathan Rennolds
Publié le
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S'adressant aux journalistes à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré qu'il avait accepté de poursuivre les négociations avec l'Iran à la demande de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et d'autres pays.

Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que des négociations avec l'Iran étaient en cours, malgré les démentis de Téhéran, et que la République islamique faisait face à une « dernière chance avant la décapitation ».

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S'adressant aux journalistes à la Maison Blanche, M. Trump a indiqué avoir accepté de poursuivre les pourparlers avec l'Iran à la demande de l'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, du Qatar et d'autres pays.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a démenti lundi la tenue de négociations avec Washington, mais M. Trump a soutenu le contraire. « Nous discutons en ce moment même », a-t-il affirmé.

« C'est pour eux une dernière chance de signer un bon accord », a ajouté le président américain. « Je veux leur donner une ultime chance avant la décapitation. »

Les pourparlers portent sur la réouverture du détroit d'Ormuz — qui, selon M. Trump, pourrait intervenir « littéralement dès demain » — et sur la dénucléarisation de l'Iran, un processus qui pourrait, d'après lui, « prendre un certain temps ».

Un panneau d'affichage représentant la statue de la Liberté renversée à Téhéran, le 3 août 2026
Un panneau d'affichage représentant la statue de la Liberté renversée à Téhéran, le 3 août 2026 AP Photo

Washington et Téhéran sont en guerre depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des frappes surprises contre l'Iran, bien que des mois de diplomatie en dents de scie aient permis des périodes de calme relatif.

Plus de cinq mois plus tard, l'Iran est toujours en mesure de tirer des missiles et des drones sur des cibles américaines et alliées dans la région et conserve ses stocks d'uranium enrichi.

Tôt mardi, l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO a indiqué qu'un cargo avait été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d'Ormuz, au large des côtes d'Oman.

Le navire, dont le nom n'a pas été communiqué, a signalé avoir été touché et les autorités ont ouvert une enquête, a précisé l'UKMTO, sans fournir de détails sur d'éventuels dégâts ou blessés.

Un scénario bien connu

Selon un scénario désormais habituel, Trump avait menacé la semaine dernière de frapper l'Iran « très durement » — potentiellement en renouvelant les attaques contre les infrastructures énergétiques — avant de faire machine arrière samedi, affirmant que les « paramètres » d'un accord étaient en place.

De son côté, l'Iran a déclaré ne pas négocier actuellement avec les États-Unis.

« Nos négociations se tiennent avec Oman afin de garantir le passage par le détroit d'Ormuz », ce corridor pétrolier stratégique, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.

Le détroit d'Ormuz constitue un point de blocage majeur dans les efforts visant à mettre fin au conflit. Depuis l'effondrement du cessez-le-feu, l'Iran a rétabli le blocus de cette voie maritime — qu'il avait imposé au début de la guerre —, entravant la progression des navires et tirant sur des bâtiments commerciaux.

Qualifiant Téhéran de « fourbe » pour avoir déclaré « ouvertement et fièrement » ne pas négocier, Trump a écrit sur les réseaux sociaux : « Que l'Iran veuille l'admettre ou non, nous discutons en réalité d'une solution à un problème qu'il a lui-même engendré, et ce depuis des décennies. »

A screenshot of a post on US President Donald Trump's Truth Social account, 4 August, 2026
A screenshot of a post on US President Donald Trump's Truth Social account, 4 August, 2026 @realDonaldTrump

Il a évoqué le contre-blocus américain des ports iraniens, ajoutant : « Rien ne parvient jusqu'en Iran, à moins que nous ne le voulions, et rien n'y parviendra tant qu'un accord — ou une capitulation totale — n'aura pas été conclu. »

Avant la guerre, le passage par le détroit d'Ormuz était libre, mais l'Iran tient désormais à en conserver le contrôle et à percevoir des taxes, ce que les États-Unis refusent.

Téhéran a refusé d'autoriser les navires à emprunter un autre itinéraire que celui longeant la côte iranienne.

Dimanche, M. Baqaei a déclaré à la télévision d'État qu'un accord était en passe d'être conclu concernant la gestion conjointe du détroit d'Ormuz avec Oman, pays situé de l'autre côté de ce passage maritime étroit.

« Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur un itinéraire acceptable pour les deux parties — ni la voie du nord ni celle du sud, mais un tracé qui respecte les droits souverains de chacun tout en préservant nos intérêts nationaux et notre sécurité », a-t-il affirmé.

Il a toutefois insisté sur le fait qu'un tel accord ne signifiait pas la réouverture du détroit.

La « dénucléarisation doit avoir lieu »

Le président américain avait déclaré au début du conflit que cette guerre était nécessaire pour faire face au programme nucléaire iranien, et il a réaffirmé lundi que « la dénucléarisation de l'Iran doit avoir lieu ».

Les pays occidentaux accusent l'Iran de chercher à se doter de la bombe atomique, bien que Téhéran insiste sur le fait que son programme est de nature entièrement civile.

Un technicien au travail à l'usine de conversion d'uranium située aux abords de la ville d'Ispahan, le 3 février 2007
Un technicien au travail à l'usine de conversion d'uranium située aux abords de la ville d'Ispahan, le 3 février 2007 AP Photo

S'adressant aux journalistes à bord d'Air Force One ce week-end, Trump a déclaré que l'Iran, ainsi que des partenaires régionaux des États-Unis, lui avaient demandé de surseoir à de nouvelles frappes qui, selon lui, auraient constitué « la plus grande attaque depuis la Seconde Guerre mondiale ».

Les médias iraniens ont démenti que Téhéran ait demandé à Trump de ne pas frapper.

Un précédent accord de cessez-le-feu a échoué le mois dernier. Il était censé ouvrir le détroit d'Ormuz aux navires transportant des exportations énergétiques vitales depuis le Golfe pour alimenter l'économie mondiale.

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