L’Union Européenne et l’OTAN cherchent à désamorcer la crise diplomatique avec Istanbul après l’interdiction faite à des responsables turcs de venir participer à des meetings pro-Erdogan en Allemagne
L’Union Européenne et l’OTAN cherchent à désamorcer la crise diplomatique avec Istanbul après l’interdiction faite à des responsables turcs de venir participer à des meetings pro-Erdogan en Allemagne et aux Pays-Bas.
Le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg appelle ainsi à une “désescalade”.
Jens Stoltenberg : “J’encourage tous les alliés à faire preuve de respect mutuel, à être calmes et à avoir une approche mesurée pour contribuer à une désescalade des tensions. Il est important que nous nous concentrions sur ce qui nous unit.”
De son côté, la chancelière Angela Merkel regrette que le président turc Recep Tayyip Erdogan compare à des “pratiques nazies” les décisions allemande et néerlandaise d’empêcher des responsables turcs de venir participer sur leurs sols à des meeting politiques.
Angela Merkel : “Ces comparaisons sont tout à fait trompeuse, elles minimisent les souffrances, en particulier pour les Pays-Bas qui ont tant souffert sous les nazis. C’est complètement inacceptable. Les Pays-Bas ont mon soutien total, toute ma solidarité, et en particulier mon collègue néerlandais Mark Rutte.”
Dans un communiqué diffusé ce lundi, la responsable de la diplomatie européenne Federica Mogherini appelle Ankara “à s’abstenir de toute déclaration excessive et d’actions qui risqueraient d’exacerber encore la situation.”