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Italie : la mort d'un enfant enflamme le débat sur la vaccination

Italie : la mort d'un enfant enflamme le débat sur la vaccination
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A Monza en Italie, un petit garçon de 6 ans souffant d’une leucémie est décédé des suites d’une rougeole. Ce décès enflamme un débat déjà très vif dans le pays sur l’obligation de vaccination pour l’inscription à l‘école. Hospitalisé en soins intensifs depuis mars, l’enfant a succombé à des complications pulmonaires et cérébrales. L’enfant est le premier décès enregistré dans la péninsule.


Il a sans doute été contaminé par ses frères et soeurs qui n‘étaient pas vaccinés contre la rougeole, un choix des parents a expliqué dans un communiqué Giulio Gallera, chargé de la Santé au conseil régional de Lombardie (nord). Une aberration et un grave danger pour Roberto Burioni, immunologiste et allergologue italien :

“Demander la liberté de ne pas vacciner ses enfants c’est comme demander d‘être libre de rouler à 300 km / h. C’est dangereux non seulement pour vous-même et vos passagers, mais aussi pour les autres.”

Le gouvernement italien a adopté en mai un décret rendant obligatoire 12 vaccins, dont celui de la rougeole. En cause : une forte poussée de la maladie infantile, avec un peu plus de 3.000 cas recensés depuis le début de l’année, dont 40% ont dû être hospitalisés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) relève que 43% des cas recensés cette année en Europe l’avaient été en Italie.


“Je pense que la première chose à faire c’est agir contre les médecins qui répandent des informations fausses et dangereuses s’indigne Roberto Burioni. Ces médecins devraient être radiés. Uun médecin ne devrait pas fournir à ses patients des informations dangereuses pour lui et les autres.”

En Italie, le taux d’enfants de deux ans vaccinés contre la rougeole a chuté à 85,3% en 2015. L’OMS recommande un taux de 95% upour empêcher la circulation de ce virus très contagieux.

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