Réfugié politique, l'écrivain avait été arrêté en Espagne à la demande de la Turquie.
Deux mois après son arrestation en Espagne, l‘écrivain germano-turc, Dogan Akhanli, a pu finalement rentrer en Allemagne, jeudi soir.
Dogan Akhanli avait été “arrêté”:
http://www.liberation.fr/planete/2017/08/21/dogan-akhanli-nouveau-symbole-de-la-tension-entre-berlin-et-ankara_1591108 à la demande d’Ankara via Interpol. En Allemagne, cette demande n’aurait sans doute jamais abouti compte tenu du profil de l‘écrivain, réfugié politique depuis 1991.
Interview: German-Turkish author Dogan Akhanli returns to Cologne after his arrest in Spain on a Turkish warrant https://t.co/8VJfJiM3QVpic.twitter.com/ES5AIGRp3z
— DW | Politics (@dw_politics) 19 octobre 2017
A son arrivée à Düsseldorf, l’activiste des droits de l’Homme a été insulté par un Turc qui l’a qualifié de traître.
L‘écrivain a de nouveau accusé le président Erdogan de harcèlement judiciaire.
Dogan Akhanli : “La chasse à l’homme turque a échoué. C’est peut-être pourquoi cet homme (qui l’a insulté, ndlr) est tellement ennuyé et ressent le besoin de me menacer. Mais politiquement, la Turquie a été vaincue,on voit comment ce pays persécute gratuitement les gens.”
L’arrestation de l‘écrivain avait accentué les tensions entre Ankara et Berlin.
Durant la campagne électorale en Allemagne Angela Merkel avait finit par demander aux Européens l’arrêt des négociations d’adhésion à l’Union européenne avec la Turquie. En vain, pour l’instant.
Depuis le coup d’Etat manqué de juillet 2016, le gouvernement turc a lancé une vague de purges sans précédent. Près de 50 000 personnes ont été emprisonnées dont plusieurs ressortissants allemands.