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Marché aux esclaves en Libye :"on vend de l'homme là-bas"

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Marché aux esclaves en Libye :"on vend de l'homme là-bas"

Marché aux esclaves en Libye :"on vend de l'homme là-bas"
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Des migrants ivoiriens de retour des centres de rétention libyens confirment les ventes d’esclaves… Ils étaient 155 la nuit dernière à regagner Abidjan, parmi eux 89 femmes et de nombreux mineurs. Partis pour rejoindre l’Europe, ils ont souvent été abusés par des passeurs et bloqué par les autorités libyennes. Ils vont bénéficier de programmes de réinsertion. Le gouvernement ivoirien rapatrie régulièrement des migrants en difficulté depuis 2015, avec l’aide de l’office international de la migration.
Mais depuis la publication d’un reportage de la télévision américaine CNN sur des marchés aux esclaves en Libye, ces retours et les témoignages ont un tout autre impact :

“_On vend les Africains là-bas, c’est la vérité, on vend de l’homme là-bas. Même un enfant de 15 ans libyens, il est dans sa voiture, armé, il te kidnappe, et il te vend 200 dinars, 100 dinars, et après l’autre il te revend, c’est la vérité”, explique Diaby Baba, migrant de retour à Abidjan qui dénonce aussi les conditions de vie dans les centres de rétention de Zouara.

Pour le directeur des Ivoiriens de l’extérieur, Issiaka Konate, qui travaille depuis des années dans ce contexte, ces marchés aux esclaves ne sont pas une nouveauté, loin de là. Ils ont mené des campagnes de sensibilisations auprès des populations :

C’est un secret de polichinelle, c’est à dire que beaucoup de personnes savent ce qu’il se passe en Libye, Dans nos campagnes de sensibilisations en Côte d’Ivoire, nous avons régulièrement parlé de la questions des abus sur les migrants dont sont victimes majoritairement les femmes. Et nous avions insisté pour que nous comprenions aussi dans nos pays qu’il est grand temps que nous ouvrions les yeux, que nous comprenions que la migration irrégulière, ce n’est pas seulement des drames de la mort, c’est d’autres drames.

Après la parution du reportage, des manifestations ont été organisées devant les ambassades libyennes, à Paris, Bamako, Conakry etc… Le Burkina Fasso a rappelé son ambassadeur en Libye. Tous les pays d’Afrique sub-saharienne réagissent et attendent le résultat de l’enquête ouverte par Tripoli sur ces actes “inhumains”.