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Les cybercriminels vont frapper via les objets connectés en 2018

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Les cybercriminels vont frapper via les objets connectés en 2018

Les cybercriminels vont frapper via les objets connectés en 2018
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Les cybercriminels ont un bel avenir et ils devraient le prouver avec une force décuplée dès 2018. Des experts américains l’annoncent, les attaques informatiques, pourtant massives, qui ont eu lieu cette année partout dans le monde n‘étaient qu’un avant-goût de ce qui nous attend l’an prochain. Car les outils de piratage se développent et promettent d‘être encore plus performants. Et une nouvelle manière d’opérer se profile, piéger et rançonner des hommes d’affaires ou de riches personnalités via leurs objets connectés.



Dans son rapport annuel, la société américaine McAfee, spécialisée dans la sécurité informatique, estime que 2018 pourrait voir arriver des attaques “à la personne” menées par ce qu’on pourrait appeler des “pirates à gages”, un nouveau métier en quelque sorte. Ces derniers s’introduiraient directement chez les victimes désignées grâce aux objets connectés qui sont encore nettement moins sécurisés que les ordinateurs ou les smartphones.

Les données personnelles à la merci des “pirates à gages”

Les fabricants de ces objets de plus en plus divers récoltent de nombreuses données personnelles des clients, et de leurs enfants, et ont tendance à les lâcher sur le marché commercial sans aucun accord des intéressés, sans même les informer d’ailleurs… Il faut savoir que dans l’Union européenne, ce n’est qu‘à partir du 25 mai prochain que le Règlement général sur la protection des données obligera les entreprises à protéger les données individuelles qu’elles détiennent.


Les logiciels utilisés par des hackers pour obtenir des rançons, Bad Rabbit, NoptPetya, Wannacry pour les plus connus, ont fait largement leurs preuves en 2017 en paralysant des centaines de milliers d’ordinateurs. Mais le pire est attendu dans les mois à venir, les experts en sécurité craignent non plus des blocages informatiques mais carrément des destructions ciblées. Autre inquiétude, la vente clandestine de ces logiciels à des entreprises malfaisantes qui voudraient nuire à leurs concurrentes.



La société McAfee nous apprend qu’avec le logiciel Wannacry, les cybercriminels ont gagné au total au moins 140 millions de dollars. En mai dernier, ils avaient semé une pagaille sans précédent au sein des systèmes informatiques du constructeur automobile français Renault, des chemins de fer allemands et des services de santé britanniques, entre autres…