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"Visite de travail et d'amitié" pour Emmanuel Macron en Algérie

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"Visite de travail et d'amitié" pour Emmanuel Macron en Algérie

"Visite de travail et d'amitié" pour Emmanuel Macron en Algérie
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En février dernier, Emmanuel Macron, alors candidat à la présidentielle se rendait en Algérie. Une étape "incontournable", soulignait-il alors, une "visite de travail et d’amitié" qu’il renouvellera ce mercredi, mais cette fois-ci en tant que chef d’État, comme l’ont fait chacun de ses prédécesseurs depuis Valéry Giscard d’Estaing en 1975.

À chaque visite, qu’elle soit d’État ou officielle, le passé colonial imprègne les discours et les déclarations.

En 2003, Jacques Chirac signe avec Abdelaziz Bouteflika la "Déclaration d’Alger" prévoyant un "partenariat" politique, économique et culturel renforcé, mais n’oublie pas de souligner que malgré "un passé encore douloureux" qu’il ne faut, dit-il alors, "ni oublier ni renier", la France et l’Algérie doivent s’engager dans un "partenariat d’exception".

Quelques années plus tard, à Alger, Nicolas Sarkozy dénonce le système colonial "injuste" mis en place par la France, mais invite à son tour les Algériens à se tourner vers l’avenir.

Ce sera ensuite au tour de François Hollande de reconnaître solennellement à la tribune du parlement algérien les "souffrances" que la colonisation française à infligées au peuple algérien.

En février, Emmanuel Macron a franchi un pas de plus qualifiant la colonisation de "crime contre l’humanité". Ces propos ont suscité une vive polémique en France, mais ont été chaleureusement accueillis dans l’ancienne colonie française. L'Algérie attend désormais du président français de nouvelles avancées dans la relation franco-algérienne notamment sur la question mémorielle.