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Le modèle social français défendu dans la rue

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Le modèle social français défendu dans la rue

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Un mot d'ordre : préserver le système social français. Entre 325 000 personnes, selon la police, et 500 000 selon la CGT, ont défilé ce jeudi dans les rues de France pour dénoncer les coupes budgétaires. Dans la capitale, 47 800 personnes étaient rassemblées selon le décompte d'un collectif de médias.

Tous les secteurs étaient concernés : l'enseignement public, l'administration, les transports, mais aussi la santé. Le gouvernement a appelé les hôpitaux publics à économiser 1,6 milliard d'euros en 2018.

"On tourne en rond on n'a plus assez de moyens. Aujourd'hui quand il vous manque des aides soignants ou des infirmiers, il n'y a rien qui peut les remplacer et il faut faire leur boulot. Et c'est le patient qui est au bout du compte'' regrette Grégory, infirmier syndiqué à la CGT.

Autre secteur concerné : l'éducation. Un quart des enseignants en maternelle et en primaire ont annoncé qu'ils suivaient la grève.

"L'école en France actuellement ne réduit pas les inégalités mais les augmente. Rien n'est mis en œuvre pour que tous les enfants accèdent au savoir'', accuse Pascale, enseignante en école maternelle au milie du cortège parisien.

Les fonctionnaires de l’Etat craignent surtout l'assouplissement de leur statut, comme l'envisage le gouvernement. Il sera plus facile de licencier, au risque d'affaiblir la fonction publique.

"Si on ne se bat pas, il y aura des conséquences pour l'avenir de nos enfants. Moi c'est mes enfants que je vois, ma vie est entamée depuis un moment, je suis encore jeune et je pense que j'aurai une retraite, mais est-ce que mes enfants auront plus tard une retraite ?" se demande Marie Françoise , agent d'entretien dans une école.

Des affrontements ont éclaté en marge des cortèges à Paris et Nantes, et dans une moindre mesure à Rennes et Bordeaux. Plusieurs personnes ont été arrêtées.

Yoann Giammetta d'Angelo pour Euronews :

"C'est ici, sur la place de la Bastille, que les cortèges des fonctionnaires et des cheminots se sont rassemblés avec un mot d'ordre : sauver le service public. Emmanuel Macron l'avait annoncé pendant sa campagne : 120 000 postes de fonctionnaires seront supprimés en 5 ans s'il devient président, au risque de menacer certains services aujourd'hui assurés par l'État."