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L'Aquarius, un phare en Méditerranée

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L'Aquarius, un phare en Méditerranée

L'Aquarius, un phare en Méditerranée
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REUTERS/Guglielmo Mangiapane
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Dans le port de Catane, en Sicile, le rituel reste le même avant chaque départ, pour l'équipe de l'Aquarius.

Ce bateau sillonne la Méditerranée, pour venir en aide aux migrants qui traversent cette mer au péril de leur vie, sur des embarcations de fortune.

"Nous avons pour eux des vêtements propres et secs", explique Lauren King, coordinatrice de la communication pour MSF. "Et nous les incitons à boire de l'eau lentement, parce qu'ils sont souvent très déshydratés, quand ils ont passé un certain temps sur les bateaux pneumatiques. Là, ce sont nos fournitures du jour, donc si nous avons 500 personnes de sauvées, il y en aura assez pour tout le monde".

Certains ont déjà servi à bord de l'Aquarius, mais pour d'autres, l'expérience est nouvelle.

C'est seulement la deuxième fois qu'Amoin Soulemane participe aux opérations de secours, mais elle a déjà aidé une femme à mettre au monde un petit garçon, il y a près de deux semaines.

"C'est la première fois que je participe à la naissance d'un bébé sur un bateau", indique Amoin Soulemane, sage-femme, qui a effectué sa première mission aux côtés de Médecins sans frontières. Une vie qui débute sous d'étranges auspices pour cet enfant nommé "Miracle", sur la route migratoire connue pour être la plus meurtrière au monde.

"C'était très émouvant", poursuit-elle, "pour toute l'équipe, pas seulement pour moi. Tout le monde était prêt, attentif, concentré. Même à l'extérieur, personne n'a dit un mot, parce qu'ils voulaient savoir comment ça allait se passer, et quand le bébé a pleuré, il y avait de la joie sur tous les visages".

"Depuis le début de l'année, plus de 600 personnes sont mortes en essayant de traverser la Méditerranée", souligne Anelise Borges, journaliste à Euronews. "Des opérations comme celle-ci sont donc extrêmement importantes. Certains responsables européens ne l'entendent pourtant pas de cette oreille et pensent que ces opérations constituent un "appel d'air", qui inciterait encore plus de migrants à risquer leur vie".