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Aquarius : sauvetage en haute mer

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Aquarius : sauvetage en haute mer

Aquarius : sauvetage en haute mer
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Notre envoyée spéciale Anelise Borges est la seule journaliste d'une chaîne de télévision à bord de l'Aquarius, ce navire opéré par SOS Méditerranée et Médecins sans frontières qui recherche et porte secours aux migrants. Elle a participé à une opération de sauvetage. Elle raconte.

Anelise Borges : euronews :

"Tout est calme à bord de l'Aquarius. Les deux médecins de Médecins sans frontières (MSF) et SOS Méditerrannée assurent que la situation est sous contrôle, bien que délicate. Le bateau est bondé. D’une capacité de 550 personnes, l’Aquarius en transporte actuellement 629 dont la plupart dorment dehors, sur le pont, exposés au froid, à l’eau et au vent, autant de naufragés qui ont déjà passé près d’une trentaine d’heures en pleine mer avant d’être sauvées."

En moins de 24 heures, l’Aquarius a reçu plusieurs appels d’urgence. "On nous a signalé quelques embarcations en situation de détresse dans la région. Nous nous dirigeons à présent vers deux bateaux pneumatiques", explique Aloys Vimard, coordinateur du projet MSF.

Les secouristes se coordonnent. Tout est millimétré. Les deux embarcations seront abordées successivement. Objectif : remonter, dans le calme, tous les naufragés à bord de l’Aquarius.

Les bateaux pneumatiques sont en vue et le spectacle est terrifiant. Les sauveteurs doivent agir rapidement, avant le coucher du soleil. Sans lumière, les choses deviennent encore plus compliquées.

Bondé, l’un des bateaux pneumatiques n’a pas résisté. Quarante personnes sont tombées à l’eau, sans gilet de sauvetage.

L'opération est terminée et elle a été difficile, mais c'est un succès. Les 219 naufragés sont sains et saufs et ont trouvé refuge à bord de l’Aquarius. Des hommes, des femmes, des enfants qui attendant, à présent, de savoir où ils vont être emmenés.

Anelise Borges, euronews :

"Les sauveteurs assurent qu'ils peuvent patienter et attendre quelques jours si nécessaire. Ils ont assez de nourriture et d'eau, mais demandent aux autorités italiennes de prendre une décision et de déterminer un port sécurisé pour que tous ces naufragés puissent débarquer le plus tôt possible".