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Erdogan, le sacre de l'omniprésident

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Il est plus que jamais l'homme fort de la Turquie. Deux semaines après sa réélection dès le premier tour de la présidentielle avec 52% des voix, Recep Tayyip Erdogan est officiellement investi ce lundi pour un nouveau mandat de cinq ans.

Une nouvelle ère s'ouvre en Turquie

Au pouvoir depuis 2003, d'abord comme Premier ministre puis comme Président, Erdogan voit désormais ses prérogatives élargies par une réforme constitutionnelle qui fait entrer la Turquie dans une nouvelle ère.

Fini le régime parlementaire, place à un système présidentiel qui confère au chef de l’État l'essentiel du pouvoir exécutif : Erdogan va ainsi nommer lui-même les ministres, alors que le poste de Premier ministre disparaît. Il aura également la mainmise sur les pouvoirs législatifs et judiciaires.

Des pouvoirs renforcés, alors que la Turquie vit sous le régime de l’État d'urgence depuis la tentative de putsch de juillet 2016.

Dans la foulée, le pouvoir turc a déclenché au sein de l’État une vaste purge, qui se poursuit encore aujourd'hui. Ce dimanche, plus de 18.000 personnes - fonctionnaires de police, militaires, employés du ministère de la Justice et de l’Éducation - ont été limogés.

Dérive autoritaire ou garantie de la stabilité

Près de 150.000 fonctionnaires au total remerciés depuis le début de la purge et plus de 50.000 personnes arrêtées, dont des journalistes.

Recep Tayyip Erdogan est accusé d'utiliser le coup d’État comme prétexte pour museler l’opposition. Son rival à la présidentielle, Muharrem Ince, a estimé que le pays entrait dans une dangereuse période du "règne d'un seul homme".

Dérive autoritaire pour certains, garantie de la stabilité pour d'autres... Pour les partisans d'Erdogan, le nouveau système présidentiel est un rempart contre les nombreuses menaces qui pèsent sur la la Turquie.