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En Thaïlande, trois enfants de plus ont été extraits de la grotte inondée

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En Thaïlande, trois enfants de plus ont été extraits de la grotte inondée

En Thaïlande, trois enfants de plus ont été extraits de la grotte inondée
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Bonne nouvelle, quatre autres enfants ont pu être extraits de la grotte inondée par l'équipe de plongeurs.

L'équipe médicale de l'Hôpital thaïlandais Chang Rai est en alerte, prête à les recevoir ainsi que les quatre derniers enfants piégés et leur entraîneur de foot après la reprise de la mission d'évacuation. Hier, des plongeurs d'élite ont réussi l'extraction périlleuse de quatre premiers garçons qui ont déjà été pris en charge par les services de santé.

L'opération de sauvetage avait été suspendue la nuit dernière pour laisser aux équipes de plongeurs le temps de récupérer et de remettre en état leur équipement.

Il y a deux semaines que les jeunes et leur entraîneur sont coincés dans cette grotte, ils ont été retrouvés sain et sauf au bout de neuf jours, mais dans un état de faiblesse extrême.

13 plongeurs étrangers et cinq membres d'élite de la marine thaïlandaise participent à ce sauvetage inédit et dangereux. Vendredi, un plongeur thaïlandais a perdu la vie par manque d'oxygène sur le retour des 4 kilomètres qui séparent les enfants de la surface.

Des enfants sont sauvés, mais la joie des familles est tempérée par l'attente angoissante de l'extraction des autres, toute la Thaïlande retient son souffle.

Délicat et périlleux retour à la surface

Hantise des plongeurs, lors de l'évacuation des enfants, passage très étroit : c'est une zone dite "T-junction", ou "intersection en T" (en thaï, cela se dit "sam yak").

A cet endroit, le passage n'est plus qu'un boyau, dans lequel il faut se faufiler. "Le passage, très étroit, monte puis descend" et nécessite de se contorsionner, avait expliqué le 2 juillet Narongsak Osottanakorn, le chef de la cellule de crise.

Cette zone se trouve à 1,7 kilomètre de l'endroit où les enfants ont été découverts. Une fois cette épreuve franchie, les enfants seront à moins d'un kilomètre de la 3e chambre, où les secouristes ont installé leur camp de base.

A partir de là, ils devront encore parcourir près de deux kilomètres, mais le danger sera derrière eux. Ils ont plus de quatre kilomètres à parcourir, dont des portions inondées et étroites.

La cellule de secours n'a pas précisé dimanche de combien le niveau d'eau avait pu être abaissé, notamment dans la fameuse "T-junction". Le niveau exact de l'eau est la grande inconnue.

La grotte a été inondée sur plusieurs mètres de hauteur par endroits, mais "le niveau de l'eau dans la grotte a continué de baisser" jusqu'à un niveau acceptable, a seulement dit dimanche Kobchai Boonorana, du ministère de l'Intérieur.

Les secouristes ont repoussé au maximum le moment de l'évacuation, le temps de pomper l'eau, jusqu'à avoir un minimum de portions sous-marines à parcourir en plongée.

Jusqu'ici, il fallait onze heures à un plongeur aguerri pour faire l'aller-retour jusqu'aux enfants: six heures aller, cinq heures retour grâce au courant.

Plonger dans cette eau trouble "comme du café au lait", selon l'expression d'un plongeur, est un sérieux défi, auquel des professionnels ne sont pas venus à bout.

Avec cette eau trouble, impossible de consulter sa montre et autres équipements permettant de surveiller son temps de plongée. Les plongeurs ont installé une corde le long de la paroi pour leur permettre de se guider.

Plusieurs des enfants, âgés de 11 à 16 ans, ne savent pas nager, et aucun n'a jamais fait de plongée. Outre la remise en forme physique, la préparation psychologique des enfants est cruciale.

Les enfants ont pu recevoir des lettres de leurs parents cette semaine, via les plongeurs, leur disant leur confiance dans leur capacité à le faire.

Mais replonger dans cette eau trouble qui les a forcés à fuir de plus en plus loin au fond de la grotte, jusqu'à les cerner sur un rocher, n'est pas chose facile.