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Livre turque : Erdogan assume, la population s'inquiète

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Livre turque : Erdogan assume, la population s'inquiète

Livre turque : Erdogan assume, la population s'inquiète
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Entre Ankara et Washington, fini le temps des amabilités. Alors que Donald Trump a précipité la chute de la livre turque à coup de tweets rageurs et d’augmentation des droits de douane, Recep Tayyip Erdogan n’a pas de formule assez dures pour qualifier l’attitude américaine. Devant ses ambassadeurs, il assume la confrontation avec les Etats-Unis

Le président de la Turquie a ainsi déclaré : "D’un côté, vous agissez comme un partenaire stratégique mais de l’autre vous nous tirez dans les pieds. Nous sommes tous les deux dans l’OTAN et cela ne vous empêche pas d’essayer de nous mettre un coup de poignard dans le dos. Est ce que c’est acceptable ? Les dynamiques économiques turques sont solides et intactes, et vont le demeurer."

Une attitude de défiance qui tranche avec l’inquiétude des Stambouliotes face à l’affaiblissement continu de leur monnaie. Sur les marchés, les consommateurs impuissants assistent à la valse des étiquettes et se demande jusqu’où les entraînera cette spirale inflationniste, comme Haydar Akkaya: "Nous sommes en crise. Le pays est en difficulté car nous avons des milliards de dollars de dettes. Et comme nous sommes endettés en dollars américains, nous allons vraiments avoir du mal à rembourser…"

Un peu plus loin, Huseyin Yigit explique : "Pour le moment, si je compare avec l’an dernier, j’ai perdu 20 à 25% de mon pouvoir d’achat. Il faut vraiment que je trouve un plan B et je ne sais vraiment pas ce que je vais faire"

En revanche, les touristes étrangers en ce moment en Turquie voient soudainement leur pouvoir d’achat boosté par la chute de la livre. Les boutiques de luxe ne désemplissent pas à Istanbul, créant ces images trompeuses par rapport à l’état de santé économique réel du pays.