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Écartée pour une poignée de main refusée, une musulmane gagne son procès

Écartée pour une poignée de main refusée, une musulmane gagne son procès
Tous droits réservés 
Par Chris Harris
Publié le Mis à jour
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"La politique de l'entreprise est particulièrement préjudiciable aux (...) musulmans", a conclu le tribunal du travail.

Pour la plupart des demandeurs d'emploi, une poignée de main franche est une arme essentielle lors des entretiens d'embauche. Mais pour une Suédoise de confession musulmane, cela a précipité son échec.

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La jeune femme de 24 ans, qui travaillait comme interprète à Uppsala, en Suède, a refusé de serrer la main de son potentiel employeur. L'entrevue a été brusquement interrompue, tout comme ses espoirs d'embauche.

Le 15 août, un jugement a été rendu en faveur de la jeune femme.

Le tribunal suédois du travail a conclu que la femme avait été indirectement victime de discrimination et a ordonné à l'entreprise de lui verser une indemnité de 40 000 couronnes soit 3 829 euros :

"Le tribunal du travail a conclu que le refus de serrer la main de quelqu'un du sexe opposé était une manifestation religieuse protégée par l’article 9 de la Convention européenne des droits de l’homme".

"La politique de l'entreprise est particulièrement préjudiciable aux (...) musulmans, pour qui la poignée de main entre les femmes et les hommes qui ne sont pas étroitement liés est interdite".

_"Une question sensible"

À la place d'une poignée de main, la tradition islamique voudrait que la femme pose la main sur son cœur en guise de salut.

L'entreprise a fait valoir que cela était contraire à ses pratiques car cela créerait des différences et des conflits entre collègues des deux sexes : "C'est une question sensible et c'est la raison pour laquelle nous avons jugé important d'organiser un procès."

"Le jugement a impliqué un examen attentif prenant en compte les intérêts de l'employeur, le droit à l'intégrité physique des individus et l'importance de l’État dans son rôle de protection des libertés religieuses."

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