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La parité en politique, un combat qui continue

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La parité en politique, un combat qui continue

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Indétrônable, bien droite dans ses bottes, Angela Merkel reste aujourd'hui le modèle ultime pour toutes les femmes en politique. Malgré les problèmes au sein de sa coalition, elle est incontestablement la femme la plus puissante au monde. Christine Lagarde, la présidente du FMI, occupe, si l'on peut dire, la seconde place.

Selon les Nations Unies, en juin 2016, les femmes représentaient 22.8% de tous les parlementaires dans le monde. C'est peu, mais c'est deux fois plus qu'il y a vingt ans.

Au niveau gouvernemental, selon des chiffres de janvier 2017, les femmes ne sont responsables que de 18.3% des ministères, et le plus souvent ce sont des portefeuilles liés à l'environnement, les ressources naturelles, la famille ou l'éducation.

En France, la nouvelle présidence de l'Assemblée Nationale pourrait bien être confiée à une femme mais c'est l'Italie qui fait figure de pionnière avec Nilde Iotti et Irene Pivetti qui ont occupé le "perchoir" dans les années 70 et 90 respectivement. C'est aussi une femme qui est à la tête du Sénat italien en ce moment.

Mais la loi voulue par Rome sur l'introduction de quotas en politique divise experts et politiciens. Dans la plupart des autres pays européens, c'est au niveau des partis politiques que la parité tente malgré tout de s'imposer par la mise en place de nouvelles règles.

L'année dernière, le Forum Economique Mondial a estimé qu'il faudrait plus de deux siècles pour venir à bout des inégalités entre les sexes.