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Nouvelle-Zélande: Beauden Barrett, l'ombre d'un doute

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Nouvelle-Zélande: Beauden Barrett, l'ombre d'un doute

Nouvelle-Zélande: Beauden Barrett, l'ombre d'un doute
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Et si ça arrivait en plein Mondial? Les échecs au pied de Beauden Barrett, qui ont coûté la victoire aux All Blacks, samedi, face à l'Afrique du Sud, jettent un doute sur la fiabilité sous pression de l'ouvreur star des doubles champions du monde.

Trois semaines après son festival face aux Wallabies (quatre essais pour une victoire 40-12), le meilleur joueur du monde 2016 et 2017 s'est montré particulièrement imprécis face aux Springboks en manquant quatre tirs au but (2 sur 6). Sanction immédiate: une première défaite néo-zélandaise (34-36) à domicile face à un autre pays depuis près d'une décennie.

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Barrett n'a pas été plus heureux dans ses choix stratégiques en fin de match, refusant un drop qui aurait offert la victoire aux Blacks et préférant jouer à la main la dernière action. En vain.

"On peut rester assis et se torturer les méninges en disant qu'on aurait pu être plus précis et gagner le match. Ce n'est pas pour ça qu'on a perdu le match. On a perdu parce que nous avons laissé l'Afrique du Sud marquer 36 points et ça, c'est quelque chose que, en tant qu'équipe, l'on peut contrôler", a balayé le sélectionneur néo-zélandais Steve Hansen.

"Avec 10 minutes à jouer, on aurait pu gagner au moins deux fois. On a eu des opportunités mais on n'est pas parvenu à les concrétiser. C'est le plus gros enseignement", a-t-il également défendu.

Certains joueurs, à l'image du demi de mêlée TJ Perenara, estiment pourtant que la stratégie des Néo-Zélandais "était la bonne décision". Les All Blacks ont-il commis un péché d'orgueil en voulant marquer l'essai?

Souvent accusés de suffisance, les doubles champions du monde en titre, ultrafavoris à leur propre succession, ne sont en tout cas plus invaincus cette année, à douze mois de la Coupe du monde 2019 au Japon (20 septembre-2 novembre). Et leur défaite rappelle celle contre la France en quarts de finale de l'édition 2007, lorsqu'ils avaient, déjà, préféré franchir la ligne plutôt que de tenter un drop lors d'une fin de match tendue (20-18).

- L'expérience en sa faveur -

Si un tel scenario se répétait, les défaillances au pied de Barrett pourraient être fatales. Or, l'ouvreur est déjà passé à côté de sa demi-finale du Super Rugby cette saison, face aux Crusaders.

Dans le camp d'en face, justement, son concurrent direct pour le maillot floqué du N.10 All Black: Richie Mo'unga.

Titulaire pour la première fois, face à l'Argentine (46-24) début septembre, Mo'unga, que certains comparent déjà à la légende Dan Carter, avait livré un match solide (5 transformations, 2 pénalités), sans particulièrement briller.

Hansen avait justifié sa titularisation par le besoin "d'engranger de l'expérience et de la profondeur" en vue du Mondial.

La prestation ratée de Barrett au Westpac Stadium pourrait-elle rebattre les cartes?

"Avant le Mondial-2015, tout le monde voulait qu'on ne sélectionne plus Dan Carter. Mais il avait un truc en plus que les autres joueurs n'avaient pas: l'expérience. Et vous avez vu que l'expérience ressort dans les grands moments", avait assuré Hansen, début août, au moment d'annoncer sa liste pour le Rugby Championship, qui oppose la Nouvelle-Zélande à l'Afrique du Sud, l'Argentine et l'Australie.

"Beauden a été le meilleur joueur du monde ces deux dernières années. Il n'y a aucune urgence pour le remplacer", avait-il également justifié.

Une urgence sans doute pas mais, depuis samedi, l'horloge tourne et Barrett a plutôt intérêt à régler la mire.

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