DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Première prise pour l’éboueur de l’espace

Vous lisez :

Première prise pour l’éboueur de l’espace

RemoveDebris
@ Copyright :
University of Surrey
Taille du texte Aa Aa

RemoveDEBRIS, le camion-poubelle de l'espace, a capturé dimanche 16 septembre sa première proie. Ce satellite, de la taille d'une machine à laver, a déployé son filet pour ensuite piéger sa victime, un nano-satellite Cubesat qui a servi de cobaye. L'engin emprisonné quittera ensuite son orbite pour être détruit lorsqu'il entrera dans l'atmosphère terrestre. L'idée est en effet de forcer la chute des débris, lestés du filet, non de les récupérer.

Airbus
Le filet du RemoveDebrisAirbus

Après le déploiement du filet, mis au point par Airbus, RemoveDEBRIS testera d'autres équipements. Dans les prochaines semaines, un harpon, également mis au point par Airbus, tentera lui aussi de capturer une proie.

Et lorsque le petit satellite aura terminé sa mission, cofinancée par la Commission européenne, il essayera un dernier dispositif, une voile spatiale qui lui permettra de se désorbiter en huit semaines environ. Sans un tel équipement, la durée de cette manœuvre serait d'au moins deux ans et demi.

Les différents dispositifs du RemoveDebris

La mission RemoveDEBRIS est pilotée par le centre spatial (SSC) de l'Université du Surrey, au Royaume-Uni. Le satellite avait été apporté à bord de la Station spatiale internationale (ISS) en avril dernier par un vaisseau cargo Dragon de SpaceX. Et c'est depuis l'ISS que l'engin avait été placé en orbite au mois de juin.

Depuis le lancement du premier Spoutnik en 1957, plus de 7 500 satellites ont été placés en orbite autour de notre planète. Aujourd'hui, seuls 1 200 satellites sont opérationnels. Les restes de milliers d'engins tournent ainsi au dessus de nos têtes, représentant plus de 7 500 tonnes de déchets spatiaux. Ce problème est pris de plus en plus au sérieux par les scientifiques, craignant des collisions entre ces débris de toutes tailles et les satellites en fonction. Les conséquences pourraient être des plus problématiques, sans oublier que le rythme des lancements ne faiblit pas. Loin s'en faut.

ESA/ID&Sense/ONiRiXEL
Les débris en orbite autour de la TerreESA/ID&Sense/ONiRiXEL