EventsÉvènementsPodcasts
Loader
Find Us
PUBLICITÉ

Theresa May face aux partisans d'un Brexit sans concessions

Theresa May interviewée par Andrew Marr pour la BBC
Theresa May interviewée par Andrew Marr pour la BBC Tous droits réservés Jeff Overs/BBC/Handout via REUTERS
Tous droits réservés Jeff Overs/BBC/Handout via REUTERS
Par Olivier Schneid avec AFP
Publié le Mis à jour
Partager cet articleDiscussion
Partager cet articleClose Button

La Première ministre britannique se prépare à vivre un congrès de son parti Tory difficile, jusqu'à mercredi 3 octobre 2018, à Birmingham. Elle devra affronter à la fois les partisans d'une sortie dure de l'Union européenne et les europhiles, dont certains réclament un nouveau référendum

PUBLICITÉ

A six mois de la date limite à laquelle le Royaume-Uni (RU) doit quitter l'Union européenne (UE), fixée au 29 mars 2019, les conditions de cette sortie sont au cœur du congrès du parti Tory (conservateur) au pouvoir, qui a débuté dimanche 30 septembre 2018, à Birmingham. Il doit se conclure mercredi, par un discours de la Première ministre, Theresa May.

La cheffe du gouvernement est prise en tenailles entre les partisans d'un Brexit dur, instaurant entre le RU et l'UE une relation similaire à celle qu'entretient l'UE avec le Canada, à travers le CETA, et les adeptes d'un départ limité... voire de l'organisation d'un nouveau référendum.

"Nous avions sur la table, de la part de l'UE, deux options, et aucune d'elles n'était acceptable pour le RU, a expliqué Theresa May, invitée dimanche de la BBC. L'une de ces options nous maintenait dans l'union douanière, le marché unique, et cela ne répondait pas au vote du peuple britannique. L'autre nous offrait un simple traité de libre-échange pour la Grande-Bretagne, en excluant l'Irlande du Nord du reste du RU. Nous ne pouvions en accepter aucune."

Défenseur d'une sortie radicale, l'ancien ministre du Brexit David Davis, qui a démissionné avec fracas du gouvernement en juillet, en raison d'un profond désaccord avec la cheffe du gouvernement, plaide plus que jamais pour un accord de libre-échange.

"Je pense qu'il y aura un accord, je le pense à 80-90 pourcent, a-t-il estimé, sur Sky news. Cet accord ressemblera à ce que Boris Johnson appelle Super Canada, ce que quelqu'un d'autre a appelé un traité de libre-échange amélioré. Chequers (le projet de Theresa May, ndlr) va mourir, d'une manière ou d'une autre. Soit à Bruxelles, soit à Westminster. Et nous aurons alors besoin d'une alternative."

A l'extérieur du congrès, des manifestants se sont, comme la veille, rassemblés pour reprocher aux conservateurs de mener une politique d'austérité.

Par ailleurs, un problème informatique dans une application mobile du parti a dévoilé, temporairement, les données personnelles de ministres et de députés. Dont le numéro de téléphone mobile de l'ex-ministre des Affaires étrangères Boris Johnson.

Partager cet articleDiscussion

À découvrir également

Brexit : "la fin de la libre circulation une bonne fois pour toutes"

L’UE rejette les analogies du ministre britannique des Affaires étrangères sur le Brexit

Nigel Farage fait volte-face et se présente aux élections britanniques