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Espace : l'atterrisseur Mascot se prépare pour son grand saut vers l’astéroïde Ryugu

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Espace : l'atterrisseur Mascot se prépare pour son grand saut vers l’astéroïde Ryugu

Espace : l'atterrisseur Mascot se prépare pour son grand saut vers l’astéroïde Ryugu
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DLR (CC-BY 3.0)
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C'est le jour J pour Mascot ! Ce 3 octobre, l'atterrisseur mis au point par les agences spatiales allemande (DLR) et française (CNES) va être largué par la sonde japonaise Hayabusa-2. Mascot, une petite boite de 10 kg, va en effet quitter le logement qu’il occupait dans la sonde après quatre ans de voyage, pour se poser sur le sol de l'astéroïde Ryugu, à plus de 300 millions de kilomètres de la Terre.

L’objectif de cette mission est d’étudier l'un des astéroïdes les plus primitifs de notre système solaire qui s’est formé, comme ce dernier, il y a 4,5 milliards d'années. Les scientifiques espèrent ainsi percer un peu plus les mystères de nos origines.

Les équipes en charge de Mascot ont procédé le week-end dernier au rallumage du petit engin, doté de quatre instruments de mesure. Actuellement, la sonde japonaise et sa cargaison se trouve à plus d’une dizaine de kilomètres de Ryugu.

Avant de larguer l'atterrisseur, Hayabusa-2 est donc en train de se rapprocher de l'astéroïde. Et lorsque la sonde japonaise se trouvera à 60 mètres de la surface de Ryugu, l'opération de séparation sera entreprise. Ce qui devrait intervenir dans la nuit de mercredi, vers 4h (heure de Paris) si tout se passe bien. Après une chute libre de plusieurs dizaines de minutes, Mascot devrait toucher le sol de l'astéroïde. Mascot, contrairement à son cousin Philae, qui s’était posé en 2014 sur le sol de la comète 67P/Tchouriumov-Gerasimenko, n’est pas équipé d’un train d'atterrissage de plusieurs pieds.

Mais les scientifiques ont pensé à tout. La petite boite, qui va sans doute rebondir sur la surface de l'astéroïde avant de s'arrêter, est en effet équipée d’une roue gyroscopique interne qui lui permettra de bien se positionner sur la face prévue à cet effet.

L’appareil disposera ensuite de 10 à 15 heures pour effectuer son programme scientifique portant notamment sur l’étude des propriétés physiques et la composition minéralogique du sol de Ryugu.

Hayabusa-2, le “faucon pèlerin” en japonais, a atteint sa cible Ryugu, un corps céleste de 900 mètres de diamètre, en juin dernier. Le 21 septembre, deux autres passagers de la sonde japonaise avait été déjà largués. Les deux rovers Minerva-II-1, mis au point par la Jaxa, l’agence spatiale japonaise, se sont aussi posés sur la surface Ryugu. Une fois solidement “arrimés” sur le sol de l'astéroïde, ces engins, qui ont la capacité de se mouvoir, en l'occurrence de rebondir, ont envoyé les premières images de leur nouvel environnement.

Ces images ont d’ailleurs inquiété les équipes en charge de Mascot, car le sol est apparu beaucoup moins régulier que prévu, de très nombreux rochers risquant d’entraver le bon déroulement de l'atterrissage de Mascot. Quant à Hayabusa-2, après avoir relayé les données provenant des engins largués et collecté elle-même des échantillons prélevés sur le sol de Ryugu, elle prendra le chemin du retour vers la Terre. Un retour prévu en fin 2020.

DLR (CC-BY 3.0)
Hayabusa-2DLR (CC-BY 3.0)