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Juan Diego Flórez en terrain conquis à Buenos Aires

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Juan Diego Flórez en terrain conquis à Buenos Aires

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La star de l'opéra Juan Diego Flórez n'a souvent aucun mal à se sentir chez lui sur les scènes les plus prestigieuses au monde. Mais se produire au Teatro Colón de Buenos Aires, c'est comme un retour aux sources pour le chanteur péruvien. À l'occasion de ce concert aux côtés du pianiste Vincenzo Scalera, il a interprété de grands airs de ténor et des chansons de son enfance.

"Retour sur ma terre"

"Revenir en Amérique latine, c'est fantastique," se réjouit-il. "Je suis de retour sur ma terre au sens large," s'amuse-t-il avant d'ajouter : "Notre musique vient tellement du fond du cœur."

Une musique que Juan Diego Flórez a découverte auprès de sa grand-mère et de son père comme la chanson "José Antonio" de la chanteuse péruvienne Chabuca Granda. "Chabuca Granda ne parle pas tant que cela d'amour, mais plutôt des montagnes du Pérou, peut-être de quelqu'un d'autre qui est amoureux ou alors, dans le cas de "José Antonio", d'un cheval et son cavalier : c'est comme lire une petite histoire," précise le ténor.

Après s'être consacré pendant des années à la musique classique, ce n'est qu'à la naissance de son premier enfant que Juan Diego Flórez a ressorti sa guitare. "Cela m'a fait un effet : c'est toute ma jeunesse qui revenait, tous ces grands morceaux me sont revenus en mémoire tout d'un coup et je connaissais toutes les paroles," s'enthousiasme-t-il.

Il poursuit en évoquant "Volver", un tango de Carlos Gardel. "Toute la musique de Gardel est absolument magnifique, les mélodies sont faites pour un ténor, pour ce type de chant," estime-t-il.

"Le tango doit refléter la souffrance"

Juan Diego Flórez renchérit : "C'est très nostalgique, très triste, émotionnel, c'est ce que l'on ressent quand on est de retour chez soi. Le tango doit refléter la souffrance, la passion, il doit être "desgarrador", déchirant, il doit renfermer une passion extrême," assure-t-il.

"L'opéra a cet effet sur les spectateurs : ils ont la chair de poule quand un chanteur interprète un air en particulier à un moment donné dans un opéra et ils se mettent à pleurer instantanément," indique le chanteur. "C'est un tout : de la grande musique, des mots puissants et un excellent interprète capable de les porter jusqu'au public," conclut-il.

Note : l'Hôtel Panamericano de Buenos Aires nous a permis de filmer depuis son roof top.

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