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Jordanie - Israël : graines de désaccord autour du traité de paix

Jordanie - Israël : graines de désaccord autour du traité de paix
Tous droits réservés REUTERS/ Ronen Zvulun
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Par Euronews
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Le roi de Jordanie Abdallah II a annoncé qu'il refusait de reconduire un accord autorisant l'exploitation de terres jordaniennes par des agriculteurs israéliens. Cet accord fait partie d'un traité de paix signé par les deux pays en 1994.

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Tous les matins, Eran Baron, fermier israélien, monte dans son pick-up pour rejoindre son exploitation... en Jordanie.

Voilà 24 ans qu'un traité de paix autorise l'exploitation de petites parcelles transfrontalières sous souveraineté jordanienne par des exploitants israéliens.

Un accord qui pourrait bien prendre fin l'année prochaine, puisque la Jordanie, par la voix de son souverain, ne souhaite pas renouveler le bail prévu pour 25 ans, qui devait être tacitement reconduit dans quelques jours.

"Je suis sûr que cela n'arrivera pas. Une telle chose ne peut pas se produire ! C'est tout simplement inimaginable car, si tel est le cas, nous ne pourrions tout simplement pas survivre ici", explique Eran Baron.

Deux zones sont concernées par le fameux traité israélo-jordanien : Baqoura-NahaRayim au nord et Al-Ghamr-Zofar au sud.

Une marque sous-jacente de soutien jordanien aux Palestiniens

L'enjeu ne se mesure pas au km2 mais possède une forte portée symbolique, puisqu'il s'agit d'une dissonance dans l'harmonie affichée d'ordinaire par les deux pays.

"Les deux territoires concernées sont jordaniens et ils le resteront. Nous pratiquons notre pleine souveraineté sur nos terres", a déclaré le roi Abdallah II.

Le roi de Jordanie s'oppose ainsi de manière inhabituelle à Israël, alors que plusieurs motifs de tensions agitent les deux pays.

La reconnaissance unilatérale de Jérusalem comme capitale d'Israël par les États-Unis a notamment été vivement critiquée en Jordanie. Par solidarité avec les Palestiniens, le pays est en effet profondément attaché à la solution à deux États.

Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, est resté très prudent et a indiqué que le traité de paix dans sa totalité constituait "un bien cher pour nos deux pays". Les officiels israéliens ont encore un an pour négocier et tenter de trouver un arrangement avec Amman.

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