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Brexit : le chemin de croix de Theresa May continue

Brexit : le chemin de croix de Theresa May continue
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Après une semaine dernière politiquement éprouvante, la Première ministre britannique s'est préparée à une semaine intense de négociations avec l'Union européenne. Elle doit se rendre à Bruxelles et rencontrer Jean-Claude Juncker en vue du sommet de dimanche prochain 25 novembre qui doit valider l'adoption du texte du projet d'accord de Brexit.

Entre les démissions de plusieurs ministres de son gouvernement, la consolidation du nouveau cabinet et cette menace de vote de défiance, portée par son camp, toujours présente, Theresa May reste combative :

"Un changement de direction à ce stade ne facilitera pas les négociations, et ne changera rien à l'arithmétique parlementaire. Ce que cela va engendrer, c'est un certain un degré d'incertitude, une incertitude pour les citoyens et leurs emplois. Cela signifiera que nous risquons de retarder les négociations et que le Brexit risque d’être retardé ou compromis."

Le secrétaire d'Etat au Brexit, Dominic Raab, fait partie des quatre ministres à avoir quitter le gouvernement jeudi dernier. Bien qu'il soutienne le leadership de Theresa May, il critique la genèse des négociations avec l'Union européenne :

"Je pense que nous avons été victimes d'intimidation. Quelque chose d'assez proche du chantage pour vos téléspectateurs. Et je pense qu'il y a un moment où, et cela aurait probablement dû être fait avant, nous aurions dû dire simplement: "Désolé, c'est le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord. Nous ne pouvons pas accepter les conditions qui nous sont dictées."

Facile à dire, mais dans l'opposition, le chef des travaillistes Jeremy Corbyn assure qu'il aurait pu obtenir un meilleur accord et que son parti Le labour votera contre le projet de Theresa May lorsqu'il sera soumis au parlement :

"Il y a 500 pages dans ce document, dont la plupart sont en fait assez vagues. Où est la garantie en matière de protection de l'environnement ? de protection du consommateur ? Où est la garantie des droits des travailleurs ?"

La Première ministre écossaise Nicola Sturgeon se dresse aussi contre ce projet de Brexit et les députés du parti national écossais feront de même :

"Les futures relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne ne sont pas clairement définies, et l'on va demander à la Chambre des communes de soutenir les yeux bandés ce Brexit alors que des négociations acharnées soulèvent des problèmes difficiles depuis deux ans et demi..."

Theresa May affirment que les discussions de cette semaine avec Bruxelles et notamment Jean-Claude Juncker vont justement fournir des détails sur les relations futures de la Grande-Bretagne avec l'Union européenne.

Mais entre la menace d'un vote de défiance et le vote de ratification du parlement britannique, loin d'être acquis, c'est vraiment la semaine de tous les dangers pour May et le Brexit.