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Tensions à Tijuana entre migrants et habitants

Des habitants de Tijuana manifestent contre l'arrivée de migrants
Des habitants de Tijuana manifestent contre l'arrivée de migrants
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Leurs slogans disent "non à l'invasion". Et leur colère conduit même à des tensions avec la police.

"Il ne faut pas étiquetter tout le monde. Il y a des gens bien au sein de cette caravane"

Yolanda Rocha Directrice d'une association de soutien des migrants LGBT

Hier dans les rues de Tijuana, dans le nord-ouest du Mexique, plusieurs centaines d'habitants sont sortis dans la rue pour protester contre l'arrivée de la "caravane" de migrants. Ces Honduriens, pour la plupart, fuient en masse la pauvreté et l'insécurité dans leur pays.

Un exil qui provoque depuis plusieurs semaines l'ire de Donald Trump, qui a dépêché plus de 6 000 militaires à la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Le président américain a d'ailleurs tweeté ce dimanche 18 novembre : "Ils sont la cause de crimes et de gros problèmes. Rentrez chez vous !"

Le maire de Tijuana réclame leur expulsion. Et de nombreux Mexicains venus manifester ce dimanche reprochent aux migrants de ne pas respecter les lois du pays ou de porter atteinte à leur sécurité, sans pour autant apporter de réelles preuves.

"Le Mexique a toujours ouvert ses portes à ceux qui en ont besoin, mais il y a des manières de faire quand il s'agit de rentrer chez nous pour demander de l'aide. Et leur manière n'a pas été correcte", assène Rafael, un habitant de Tijuana.

Plusieurs milliers de migrants bloqués à Tijuana

Après plusieurs semaines de marche depuis le Honduras, plus de 3 000 migrants restent actuellement bloqués à Tijuana. Nombreux sont ceux à demander l'asile aux États-Unis mais les autorités sont saturés par la quantité de demandes. Le processus pourrait donc prendre des mois.

"Nous ne faisons que passer, nous n'allons pas rester", tente de rassurer Karina, une migrante hondurienne. Et de relativiser la colère des habitants de Tijuana : "Ils ont le droit de protester pour dire qu'ils n'apprécient pas notre présence ici, mais les Mexicains restent malgré tout des gens bons. Ils sont comme nous."

Ces derniers jours, de nombreux Honduriens disent s'être fait insulter par des habitants dans la rue. alors que les autorités ont dû mettre à leur disposition un complexe sportif.

De nombreux soutiens des migrants dans la rue

Dans ce contexte tendu, ces migrants ont pu compter sur le soutien de dizaines de manifestants, parmi lesquels des militants LGBT, venus avec des drapeaux arc-en-ciel pour délivrer un message de tolérance et d'unité. "Nous sommes unis et nous ne pouvons pas étiqueter les gens : il y a des gens, des enfants, qui sont très bien, parmi tous ceux qui arrivent ici", raconte Yolanda Rocha, directrice d'une association de soutien aux migrants LGBT.

L'Amérique centrale continue de voir augmenter la liste des habitants qui fuient leurs pays. Une autre caravane composée d'environ 200 migrants souhaitant se rendre, sans visa, aux États-Unis, s'est formée au Salvador, d'où elle est partie dimanche.