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Gilets jaunes : le gouvernement dénonce "la dérive totale des manifestations"

Gilets jaunes : le gouvernement dénonce "la dérive totale des manifestations"
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Les "gilets jaunes" poursuivent leurs opérations de blocage, plus d'une centaine sont encore en cours au quatre coins de la France, principalement sur les autoroutes et les dépôts pétroliers.

Le gouvernement a durci son discours hier soir, envoyant ce message aux manifestants par l'intermédiaire de Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur :

"Je demande solennellement mais fermement à celles et ceux qui veulent manifester, de continuer à manifester s'ils le veulent, mais sans chercher à bloquer et à atteindre la liberté de chacune et chacun, la liberté commerciale, la liberté économique."

"J'ai demandé aux Préfets et à l'ensemble de nos forces de sécurité de veiller à dégager, dégager systématiquement, méthodiquement, sans confrontation les dépôts pétroliers et les sites sensibles."

Mais ce matin, le ministre de l'Intérieur a axé son message sur les violences et les victimes du mouvement, dénonçant "une dérive totale des manifestations" après avoir encore rappelé que depuis samedi, il y avait eu un mort et 528 blessés dont 17 dans un état grave.

C'est la quatrième journée d'action consécutive contre la hausse des taxes sur le carburant, la politique fiscale du gouvernement qui asphyxie les classes moyennes et grève le pouvoir d'achat des plus modestes. Et si la mobilisation est moins importante, elle a pour objectif de tenir au moins jusqu'à samedi.

Un appel à bloquer Paris le 24 novembre a été lancé sur les réseaux sociaux.

Derniers déblocages et première condamnation

Ce matin, les forces de l'ordre ont eu recours à Caen, après sommation, à des gaz lacrymogènes pour déloger des gilets jaunes à l'origine du principal barrage de l'agglomération, dont quatre ont été interpellés selon la préfecture.

Ce matin aussi, les forces de l'ordre sont intervenues tôt pour débloquer l'accès au dépôt pétrolier de Vern-sur-Seiche, au sud de Rennes, et libérer la circulation sur la route Rennes-Angers, a annoncé la préfecture d'Ille-et-Vilaine dans un communiqué.

Hier, un "gilet jaune" a été condamné par le tribunal correctionnel de Strasbourg à quatre mois de prison ferme pour mise en danger de la vie d'autrui et entrave à la circulation. Ce soudeur de 32 ans était poursuivi pour avoir formé samedi une chaîne humaine sur l'autoroute A35 à Strasbourg et traversé le terre-plein central avec quatre autres "gilets jaunes".