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Renault-Nissan : la fin de règne de Carlos Ghosn

Renault-Nissan : la fin de règne de Carlos Ghosn
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C'est une fin de règne brutale pour l'un des plus grands patrons d'industrie au monde.

Soupçonné de malversations, Carlos Ghosn a été arrêté à Tokyo et sera démis de ses fonctions par Nissan ce jeudi.

Le PDG de Renault, et ancien patron de Nissan, siégeait toujours en tant que président du conseil d'administration du constructeur japonais.

Le groupe n'aura même pas attendu les conclusions de l'enquête pour se prononcer...

"Pour l'entreprise, bien entendu, c'est absolument inacceptable, a réagi Hiroto Saikawa, président exécutif de Nissan. Des experts nous ont indiqué que ces fautes professionnelles sont assez sérieuses pour demander le licenciement."

Selon une investigation interne, à la suite du rapport d'un lanceur d'alerte, Carlos Ghosn aurait déclaré des revenus inférieurs au montant réel durant de nombreuses années.

En tant que PDG de Nissan, il avait touché près de 9 millions d'euros pour la période d'avril 2016 à mars 2017.

A ce jour, Renault détient toujours 43% de Nissan.

"Nous [l'État français, NDLR] allons donc tout mettre en oeuvre comme actionnaire représenté au conseil d'administration de Renault pour assurer la continuité opérationnelle de Renault et la stabilité de la gouvernance de Renault", a voulu rassurer Bruno Le Maire, ministre français de l'Économie.

Carlos Ghosn était arrivé à Tokyo en 1999 pour sauver Nissan, alors en pleine débâcle. Rebelote en 2016, quand il vole au secours de Mitsubishi, empêtré dans un scandale de falsification de données.

Si l'alliance franco-japonaise n'est pas remise en cause, le syndicat CFE-CGC s'est déclaré inquiet pour l'avenir du constructeur français. Conséquence immédiate : le titre Renault s'est effondré à la Bourse de Paris alors que mardi, à la bourse de Tokyo, c'est le titre Nissan qui chutait de plus de 6 %.