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Carlos Ghosn, ex-grand patron reclus dans une cellule austère à Tokyo

Carlos Ghosn, ex-grand patron reclus dans une cellule austère à Tokyo
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C'est ce qui s'appelle un destin brisé. Du jour au lendemain, Carlos Ghosn, l'un des plus importants patrons du secteur automobile dans le monde, est passé d'une vie professionnelle intense et d'une opulence dans la vie privée, à presque une condition de moine. Depuis lundi dernier, il tourne en rond dans une cellule de quelques m2, totalement dépouillée, au sein d'un centre de détention construit dans la capitale japonaise, Tokyo, arrondissement de Katsushika.

Grâce à sa célébrité et sa puissance en tant que PDG du constructeur Nissan pendant près de vingt ans - il vient d'être limogé par le conseil d'administration - Ghosn était souvent en voyage quelque part sur la planète et toujours bien entouré. Désormais, il est isolé comme jamais dans l'énorme et vieil établissement pénitentiaire haut de douze étages, où sont enfermés environ 3 000 prisonniers. Les personnalités y sont effectivement tenues loin des criminels, dont certains sont condamnés à mort; tout autour de leur cellule, les pièces sont vides.

Un régime strict, pas de privilèges !

La solitude pèse forcément dans ce décor si austère : un petit lit, un WC face à un lavabo, une étagère simple, une fenêtre à un bout du réduit et à l'autre bout, une porte mais sans poignée intérieure. Et la discipline est stricte au quotidien, les "locataires" célèbres de cette prison de Tokyo n'ont pas de privilèges. Comme les autres, Carlos Ghosn doit se lever tous les jours à 7 heures et se coucher tous les soirs à 21 heures. Il a le droit à trois repas par jour mais seulement à deux douches par semaine. Il est également proposé à chaque détenu une demi-heure quotidienne d'exercice.

Depuis le double choc de son arrestation puis de son incarcération, le patron déchu de Renault-Nissan a gardé le silence sur ses conditions de détention et l'état de son moral. Il n'a d'ailleurs reçu officiellement que deux visites, celles de l'ambassadeur de France et du consul du Brésil au Japon, puisqu'il a une triple nationalité, française, brésilienne et libanaise. Le consul brésilien, Joao de Mendonça, a en plus indiqué que leur entretien avait été très court, "à travers une vitre", a-t-il précisé.