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Les "gilets jaunes" gagnent des points avant Paris acte III

Les "gilets jaunes" gagnent des points avant Paris acte III
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Les "gilets jaunes" gagnent des points, dans l'opinion publique française mais aussi au sein de la classe politique, y compris dans le parti présidentiel La République En Marche. Leur motivation est dopée par ce soutien - de plus de 80% des Français, selon un récent sondage - et ils se mettent en ordre de bataille pour le troisième acte de leur mobilisation à Paris contre les taxes sur le carburant et en faveur d'un meilleur pouvoir d'achat.

Ils ne sont plus que quelques milliers un peu partout dans le pays mais continuent de se montrer autour des ronds-points ou de bloquer symboliquement des entrepôts, dépôts de carburant et quelques entrées de perceptions. A Châteauroux, dans le département de l'Indre, c'est l'accès à l'aéroport qui est barré. A Montargis, dans le Loiret, onze "gilets jaunes" ont été placés en garde à vue car ils avaient commencé à murer un centre des impôts.

Edouard Philippe obligé de jouer le "pompier"

Pendant que le président Emmanuel Macron se trouve à Buenos Aires, la capitale de l'Argentine où va se tenir le sommet du G20, son Premier ministre, Edouard Philippe, a commencé à entrouvrir la porte de Matignon. Discrètement, il a reçu jeudi après-midi un "gilet jaune" qui marche pour la cause. Patrick de Perglas, c'est son nom, est parti à pied de Chalon-sur-Saône, en Saône-et-Loire, le 21 novembre dernier, et il est arrivé à Paris pour porter les revendications de tous ses camarades.

De nombreux députés de tous bords politiques ont par ailleurs reçu un courriel, qui contient également une liste de voeux : les principaux sont l'arrêt de la hausse des taxes sur le carburant, un SMIC à 1 300 euros nets, une retraite minimum de 1 200 euros et un plan pour mieux isoler les logements. Certains élus locaux, de leur côté, réclament un moratoire sur la hausse de la taxe carbone prévue à partir du 1er janvier. D'autres souhaitent que le gouvernement fasse un geste financier avant les fêtes de fin d'année.

Champs-Elysées, acte III

Avant le grand rassemblement attendu ce samedi dans la capitale française, sur les Champs-Elysées, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a lâché un peu de lest. La prestigieuse avenue parisienne sera fermée à la circulation, bouclée par les forces de l'ordre, mais ouverte aux piétons, donc aux manifestants. Des contrôles stricts auront toutefois lieu, et chacun espère que les casseurs habituels, qui ont provoqué des violences et des saccages le week-end dernier, ne montreront pas leur nez... cagoulé !

Emmanuel Macron quant à lui continue de souffler le chaud et le froid. "J"entends la colère légitime, l'impatience, la souffrance d'une partie du peuple qui veut vivre mieux plus vite", a-t-il déclaré depuis l'Argentine, ajoutant juste après : "Il m'appartiendra de prendre des décisions supplémentaires dans les semaines et mois à venir mais elles ne seront jamais des reculs".

La malédiction du gilet jaune

Pour l'anecdote, le président français a été poursuivi par le symbole jaune jusqu'à Buenos Aires. Avant même de mettre le pied au sol, il a été accueilli à sa sortie d'avion par un homme portant un "gilet jaune"... un employé de l'aéroport tout simplement qui devait faire patienter Emmanuel Macron car la délégation officielle argentine était en retard.