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Et si routiers et agriculteurs français enfilaient aussi des "gilets jaunes" !?

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Et si routiers et agriculteurs français enfilaient aussi des "gilets jaunes" !?

Et si routiers et agriculteurs français enfilaient aussi des "gilets jaunes" !?
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Le climat social s'apparente à des sables mouvants pour le gouvernement français : ce dernier bouge à peine, faisant quelques concessions sur la hausse des prix du carburant, du gaz et de l'électricité, et le voici qui s'enfonce encore plus. "Trop peu, trop tard", juge le journal Le Figaro ce mardi. L'exécutif est "en marche arrière", critique Libération. "Des miettes ne suffisent pas", estime pour sa part le quotidien L'Humanité. Le parti présidentiel au pouvoir a désormais une grande crainte, que la grogne persistante des "gilets jaunes" s'étende progressivement à d'autres secteurs.

Les routiers entrent dans la danse

Il y a des signes avant-coureurs. Les routiers des syndicats CGT et FO s'en défendent mais concrètement, ils vont bien renforcer le mouvement "jaune". Un appel à la grève a été lancé, justement pour défendre leur pouvoir d'achat. Des blocages pourraient débuter dimanche soir à partir de 22 heures, et la grève est prévue pour une durée indéterminée. Le ministère des Transports est ferme, selon lui, ce mouvement n'a "aucune raison d'être".

La CGT avait à l'origine appelé à des journées d'action seulement à partir de la mi-décembre; elle semble vouloir profiter de la vague. Quant à l'organisation FO Transports, elle a dit son soutien aux "gilets jaunes" dès le 20 novembre dernier. Si elle suit la grève, elle va inciter près de 700 000 salariés à aller sur le terrain, et pas que des chauffeurs de poids-lourds, également des ambulanciers, des transporteurs de fonds et des déménageurs.

Les agriculteurs montrent leur impatience

Certains agriculteurs sont déjà visibles sur les points de blocage des "gilets jaunes", et le premier syndicat agricole français, la FNSEA, prévoit maintenant de manifester en nombre au cours de la semaine prochaine. "Stop au matraquage des agriculteurs", s'insurge la fédération qui redoute que le gouvernement ne tienne pas ses promesses inscrites dans la récente loi Alimentation, notamment le relèvement du seuil de revente à perte et la limitation des promotions. Les grands distributeurs font pression pour qu'elles soient annulées.

Les lycéens sont remontés

Plusieurs dizaines de lycées restent en effervescence à travers l'Hexagone : une vingtaine à Marseille, au moins 10 à Toulouse, dans le sud-ouest, au moins 7 en région parisienne, 3 en Normandie et 3 à Montpellier, dans le sud... Les manifestants dénoncent différentes réformes portant sur les lycées, et continuent de défiler, notamment à Lyon, Marseille, Bordeaux (ci-dessous), Nantes... Les plus radicaux ont allumé des feux mardi, et se sont affrontés aux forces de l'ordre. Des syndicats étudiants appellent à une mobilisation plus forte jeudi et vendredi.