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L'inquiétude des expatriés britanniques au Portugal

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L'inquiétude des expatriés britanniques au Portugal

L'inquiétude des expatriés britanniques au Portugal
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Loin du tumulte de Westminster, le calme apparent d'Algarve, dans le sud du Portugal... Pourtant, ici aussi, l'incertitude perdure pour de nombreux expatriés Britanniques, qui attendent avec inquiétude le Brexit.

Il y a un an et demi, Rory Stewart créait une page Facebook pour défendre les voix des expatriés dans ce pays. Mais aujourd'hui encore, de nombreuses questions demeurent.

"Une fois que nous aurons cessé d'être des citoyens de l'Union européenne et que nous seront devenus un pays tiers, qu'est-ce que cela va changer pour nos droits de résidence, nos retraites, nos soins de santé", se demande ce retraité.

Trouver des solutions

L'accord sur le Brexit prévoit que rien ne change pour les citoyens qui résident depuis au moins 5 ans à l'étranger. C'est le cas de ce Britannique. Mais pour lui, les conséquences du Brexit sont déjà très concrètes : "Nous avons senti qu'il a fallu se protéger très vite car la chute de la livre de 20% a déjà eu un impact sur ma pension. Donc nous avons investi nos économies en dehors du Royaume-Uni, dans l'achat de deux appartements ici au Portugal... Cela compense ma pension. Nous les louons à des touristes".

Tig James fait partie du même groupe d'expatriés. Cette Britannique, qui souffre d'une maladie auto-immunes, est venue vivre au Portugal pour améliorer sa santé. Sa crainte désormais : perdre tous les bénéfices que lui octroie l'Union européenne et devoir rentrer au Royaume-Uni.

"Si je dois rentrer dans mon pays parce que je manque de fonds, cela sera désastreux pour ma santé, parce que.... ma maladie est beaucoup plus supportable dans une zone où les températures sont soit très chaudes, soit très froides. Et moi, je fonctionne bien mieux dans les pays chauds".

Manque d'information

Comme eux, plus d'un million de Britanniques vivent en Europe. Ces expatriés se sentent aujourd'hui bien seuls dans le brouillard et en veulent particulièrement à leur ambassade au Portugal. "Le plus choquant, c'est leur manque de compréhension, leur manque d'information...", lâche Tig. "Nous avons une liste de 135 questions pour l'ambassade qui restent encore sans réponse", ajoute Rory.

La communauté britannique d'Algarve vit dans l'incertitude depuis le référendum sur le Brexit. Le 18 décembre, l'ambassadeur britannique les rencontrera en personne, en espérant qu'il leur apporte les réponses tant attendues, concernant la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.