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Et maintenant, les "brassards orange" : les policiers français sont à bout

Et maintenant, les "brassards orange" : les policiers français sont à bout
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Les policiers français n'en peuvent plus ! Une nouvelle attaque terroriste, à Strasbourg, s'est ajoutée aux violences des casseurs, à des semaines de manifestations des "gilets jaunes" et aux débordements de certains d'entre eux. Les syndicats de police mettent en garde le gouvernement : l'épuisement et le ras-le-bol gagnent les rangs, des actions de protestation démarrent, prévues ces mardi et mercredi.

L'Unsa-Police, troisième organisation représentative au plan national, annonce un "service minimum 100% prévention" dès aujourd'hui, et d'autres initiatives pourraient suivre. Ses représentants souhaitent être reçus par le président en personne. Quant au syndicat Alliance, le premier en représentativité, il a trouvé son slogan, "Fermons les commissariats", et réclame de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. "Les policiers sont conviés à rester dans les services et à ne répondre qu'aux appels d'urgence", explique-t-il.

Manque de moyens, d'effectifs, heures supplémentaires non payées

Alliance Police entend convaincre les députés de ne pas voter le projet de loi de finances 2019, estimant que le budget consacré aux forces de l'ordre est loin d'être suffisant. Enfin, le syndicat Unité-SGP-FO ne cache pas qu'il pourrait s'inspirer du modèle des "gilets jaunes" pour entrer lui aussi dans la contestation. Il dit ne pas se contenter des gestes de soutien des autorités, notamment du président Emmanuel Macron, et prévient que s'il n'est pas entendu avant le 11 janvier prochain, il appellera à une mobilisation nationale le 26 janvier.

Sur son compte Twitter, Alliance parle de "dédain" du ministre de l'Intérieur :

Toutes représentations syndicales confondues, les policiers attendent notamment que leurs heures supplémentaires, qui s'accumulent, finissent par être payées, qu'au moins un millier d'hommes viennent renforcer les rangs des CRS et qu'une loi d'orientation et de programmation pour la police nationale soit votée. Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, doit recevoir leurs délégués ce mardi pour tenter de rattraper le coup.