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Rugby: vers un abaissement de la ligne de plaquage autorisée

Rugby: vers un abaissement de la ligne de plaquage autorisée
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Des mesures concrètes: huit jours après le nouveau décès d'un jeune joueur français, la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR), ont proposé jeudi à World Rugby, la fédération internationale, d'abaisser la ligne de plaquage autorisée des épaules à la ceinture.

Les deux institutions souhaitent également interdire le plaquage à deux joueurs et pénaliser plus durement celui tête contre tête. "Le plaqueur devra donc se baisser s'il vient plaquer, au risque d’être pénalisé" a indiqué Bernard Laporte, président de la FFR, dans un communiqué commun Fédération, Ligue et World Rugby.

"Nous avons d'ailleurs proposé à World Rugby d'expérimenter ces nouvelles règles sur nos compétitions amateurs" a ajouté Laporte, sans cependant préciser quand entrerait en vigueur cette expérimentation, qui doit recevoir l'aval de World Rugby.

Par ailleurs, à l'occasion d'un forum mondial organisé par la fédération internationale sur la santé des joueurs et l'évolution des règles, les 19 et 20 mars prochains à Paris, débutera "un processus d'examen des éventuelles expérimentations de règles dans le cadre de la prochaine édition de la Coupe du Monde de Rugby" au Japon. Soit dès l'automne 2019 (20 septembre-2 novembre).

La Fédération internationale avait testé lors de la Coupe du monde des moins de 20 ans des équipes de seconde division, fin août-début septembre, un abaissement de la ligne de plaquage au niveau de la poitrine (dite "ligne des tétons").

- Zones à risque -

Les propositions des deux instances qui gèrent le rugby français, qui ont rencontré la fédération internationale jeudi à Paris, vont donc plus loin et ciblent les plaquages dans les zones à risque, après trois décès en moins de sept mois dans le rugby français.

Le 12 décembre, Nicolas Chauvin (18 ans), joueur de l'équipe Espoirs du Stade Français, est décédé après avoir reçu un plaquage lors d'un match contre les Espoirs (moins de 22 ans) de Bordeaux-Bègles. Le choc violent a entraîné une fracture de la deuxième vertèbre cervicale, laquelle a occasionné un arrêt cardiaque et une anoxie cérébrale (manque d'oxygène au cerveau).

Le 11 août, Louis Fajfrowski (21 ans) avait lui trouvé la mort à la suite d'un traumatisme thoracique, "responsable d'une commotion cardiaque létale sur un coeur pathologique" lors d'un match entre son club d'Aurillac (Pro D2) et Rodez.

Et le 20 mai, Adrien Descrulhes (17 ans), un joueur de Billom (Puy-de-Dôme), était décédé d'une hémorragie cérébrale causée par un traumatisme crânien, la nuit suivant une rencontre.

- 'Risque faible' -

"L'évolution des règles de plaquage est prioritaire pour mieux protéger les joueurs" a déclaré Paul Goze, le président de la LNR.

"Plus largement, nous voulons aussi réduire les chocs par la promotion d’un rugby de mouvement dans nos championnats" a-t -il ajouté, en écho à Laporte: "Il faut que notre jeu évolue fondamentalement et que le rugby devienne un jeu de mouvement où l'évitement prime sur l’impact."

En mars, Fédération et Ligue, rassemblées dans l'Observatoire médical du rugby, avaient dressé une liste de 45 préconisations pour protéger la santé des joueurs et des joueuses.

Et en parallèle, la Fédération, confrontée à une baisse des licenciés chez les jeunes (-10% la saison dernière, selon Laporte), a présenté en juin un "plan national de prévention des risques" intitulé "Rugby bien joué". Ses deux mesures phares sont la généralisation du "toucher deux secondes" (au lieu du plaquage) et l'interdiction du passage en force dans les catégories les plus jeunes afin d'encourager l'évitement.

Jeudi soir, Laporte a également tenu à faire savoir, dans un message publié sur Facebook, que "la pratique du Rugby en France (n’occasionnait) pas plus d’accidents graves aujourd'hui qu'hier", graphique à l'appui.

Et, selon "une étude menée en 2010 par l'ancien Institut de Veille Sanitaire", seulement une personne était décédée cette année-là de la pratique du rugby, contre "99 lors d’activités de Montagnes".

Des propos en écho à ceux du président de World Rugby, Bill Beaumont, dans le communiqué, expliquant "que les accidents tragiques sont de plus en plus rares, et que le risque de blessures graves est heureusement plus faible qu'il ne l'a jamais été".

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