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Cafouillage sur le "grand débat" social en France : Jouanno lâche Macron

Cafouillage sur le "grand débat" social en France : Jouanno lâche Macron
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Le vaste débat social annoncé en France par le président Emmanuel Macron pour tenter d'apaiser la révolte des "gilets jaunes" n'a pas encore démarré qu'il boîte déjà. Celle qui devait l'organiser, l'ancienne ministre de droite Chantal Jouanno, vient de rendre son tablier au chef de l'Etat. "J'ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat", a-t-elle annoncé mardi soir sur la chaîne de télévision publique France 2.

Il n'a fallu que 24 heures à la haute fonctionnaire pour renoncer, après le début d'une polémique sur son salaire élevé, plus de 14 000 euros par mois, qui ne faisait qu'empirer. Lucide sur son manque de légitimité dans le contexte actuel, alors que le manque de pouvoir d'achat apparaît comme la préoccupation numéro 1 des Français, elle a estimé que "les conditions de sérénité nécessaires pour ce débat" n'étaient pas assurées.

Débat sur le salaire des hauts fonctionnaires ?

Chantal Jouanno indique qu'elle reste toutefois à son poste de présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP) mais estime que la discussion sur le salaire lié à cette fonction est "légitime". "Je remets dans les mains du président de la République et du gouvernement en général le niveau de rémunération de la présidente de la CNDP qu'il leur appartiendra d'arbitrer, a-t-elle déclaré, comme les autres rémunérations des autorités indépendantes et des hauts fonctionnaires".

Le Premier ministre, Edouard Philippe, se retrouve donc au pied du mur. Il a dû annoncer en catastrophe qu'il proposerait une nouvelle organisation du "grand débat", à l'issue d'un séminaire gouvernemental qui se tient au palais de l'Elysée à Paris. Les "gilets jaunes" et l'opposition l'attendent une fois de plus au tournant.

Matthieu Orphelin, député du parti La République En Marche, qui reste critique vis-à-vis de la majorité présidentielle, regrette que la polémique intervienne dans le "grand débat" :

Daniel Fasquelle, député du parti de droite Les Républicains, jette une pierre de plus dans le jardin de Chantal Jouanno :

Alain Juppé, ancien Premier ministre, maire de Bordeaux, tente de réconforter la haute fonctionnaire sur Twitter :