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"Gilets jaunes" : le cri d'alarme des journalistes

"Gilets jaunes" : le cri d'alarme des journalistes
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Depuis le début du mouvement "des gilets jaunes" en France, les journalistes sont régulièrement la cible de violences, comme le montrent des images tournées récemment par ce reporter à Pau :

Coups, insultes, huées, intimidations, menaces... Ces violences s'expriment à la fois lors des manifestations et sur les réseaux sociaux.

Pour continuer à couvrir les manifestations, des médias font désormais appel à des agents de sécurité. L'un d'eux, qui encadraient des journalistes de la chaîne LCI à Rouen, a été roué de coups.

Des violences condamnées par Vincent Lanier, Premier secrétaire général du Syndicat national des journalistes (SNJ). Il en appelle à un sursaut citoyen :

"Il va falloir mettre un terme à ces exactions, car c'est non seulement la liberté de la presse qui est en cause, mais aussi la démocratie et tout l'équilibre de notre société (...) Ces violences, elles ne viennent pas de nulle part. Elles viennent du 'média-bashing', d'une forme de 'trumpisation' du débat public, des écarts verbaux d'un certain nombre de personnalités politiques de premier plan, issues de presque tous bords politiques, qui fait que les gens ont entendu une petite musique assez régulière disant : les journalistes tous pourris, 'journalopes' etc. Il y a depuis des semaines une campagne anti-journalistes qui produit ses effets aujourd'hui sur le terrain, car cela a décomplexé un certain nombre de manifestants, qui ne sont pas la majorité heureusement. Les violences restent le fait d'une minorité, mais, malgré tout, on est dans un contexte où les gens, se sentent légitimés d'attaquer la presse, les médias et les journalistes."

Depuis le début du mouvement, les journalistes ont déposé une soixantaine de plaintes contre des manifestants mais aussi pour des violences policières, indique le SNJ.