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Ligue 1: Henry-Vieira, pas facile la vie de coach des ex-Gunners

Ligue 1: Henry-Vieira, pas facile la vie de coach des ex-Gunners
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"L'apprentissage est accéléré": à Monaco, Thierry Henry découvre à vitesse grand V le métier d'entraîneur N.1, tandis que son ami et homologue niçois, Patrick Vieira, "adore ce retour en France", malgré les remous internes au Gym. Les ex-idoles d'Arsenal se croisent mercredi en L1 (19h00).

Ceux qui furent partenaires chez les Gunners entre 1999 et 2005 travaillent désormais à 20 kilomètres l'un de l'autre, et se sont enfin revus. C'était à... Londres pendant les fêtes. "On a parlé de la vie, du futur", glisse Henry.

Depuis, ils ont repris à fond leur quotidien de néo-coaches. Et leurs équipes s'affronteront à deux reprises avant la fin de saison, dont mercredi en match en retard de la 17e journée. Une première opposition comme entraîneur pour ces anciens soldats d'Arsène Wenger.

. Leur retour en France

Samedi après la victoire contre Bordeaux (1-0), Vieira n'a pas vacillé. Seul à la barre de l'OGCN depuis l'annonce des départs du président Jean-Pierre Rivère et du directeur général Julien Fournier, il est le phare du club, dans ce qu'il considère comme "une tempête". "J'adore ce retour en France, avec ses hauts et ses bas", sourit-il imperturbable.

Après les difficultés sportives initiales, Nice traverse maintenant une crise institutionnelle. "Je ne vais pas me morfondre, ni lâcher, reprend Vieira. Je suis entouré de gens compétents et solides sur qui je vais m'appuyer. Je vais faire un peu plus pour garder le cap."

Henry, lui, n'est pas revenu en France. Il est revenu à Monaco, nuance, où il a été formé, un stade dont il connaît "tous les recoins".

Arrivé en octobre, il a dû gérer un groupe en souffrance physique, plongé dans une grave crise. Il a aussi digéré l'annonce surmédiatisée de sa nomination.

Présenté devant un parterre de 100 journalistes, il avait alors été à l'aise et disert. Depuis, il s'est replié, s'est entouré d'un adjoint connaissant la L1 (Franck Passi). Et il a mis les mains dans le cambouis, comme son homologue.

"L'apprentissage est accéléré, surtout de mon côté, confie-t-il. Mais quand tu te retrouves dans nos situations, tu es obligé de prendre des décisions."

. Leur relation avec leur direction

Rivère et Fournier sont allés chercher Vieira l'été dernier aux États-Unis. Lui qui place l'humain au centre de ses préoccupations n'avait "pas senti venir" leurs départs et en a été déçu. Mais "plus rien ne m'étonne dans le football", assure-t-il.

En attendant de créer une relation de confiance avec Gauthier Ganaye, futur homme fort du Gym, il se réfugie dans le travail, "la seule chose sur laquelle je peux influer".

"Ce que +Pat+ fait, avec tout ce qui se passe, c'est beau, apprécie Henry. Il n'est pas perturbé. Mais je ne l'ai pas souvent vu l'être."

Henry, lui, peut compter sur un vice-président, Vadim Vasilyev, à l'écoute. Il remarque un déficit physique? Monaco crée un pôle performance avec Bob Tahri comme préparateur physique, qui "fait travailler très fort", selon les joueurs.

Il veut Cesc Fabregas? D'accord! Un défenseur central, un latéral gauche et un milieu récupérateur? Naldo, Ballo-Touré et Vainqueur débarquent. Dans ces conditions, l'horizon est moins brumeux.

Pourtant, il lance: "Je ne suis jamais satisfait", à l'évocation de l'effectif. "On va voir comment le renforcer mais il peut être vraiment riche si les blessés reviennent", accorde-t-il.

. Leur gestion de l'effectif

Vieira manage une équipe jeune, à l'écoute. A l'image des Sarr, Tameze et Saint-Maximin, qu'il recadre régulièrement, oscillant entre le grand frère compréhensif et l'inflexible instituteur. En revanche, il n'a pas su rattraper Mario Balotelli, sur le départ. Mais Vieira pense collectif et ne peut pas être 24h/24 derrière sa diva.

Henry a désormais plus de 50 professionnels sous contrat. Même si certains jeunes retrouveront la réserve, "il va falloir gérer ça", reconnaît-il. "Il y a discussion sur certains prêts et départs".

Son seul objectif est de sauver le club. Peu importe les effets collatéraux. Cela passe par le jeu, qui se rapproche enfin de ce qu'il recherche. "La manière et l'envie sont différentes", raconte-t-il. "On ne va pas s'enflammer et dire qu'on a été extraordinaire (à Marseille 1-1, ndlr). Mais on a su réagir".

Certes, Monaco demeure relégable, mais n'a "plus le même visage" qu'avant la trêve.

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