Acte X des "Gilets jaunes" en vue : manifester ou débattre ?

Acte X des "Gilets jaunes" en vue : manifester ou débattre ?
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Acte X des gilets jaunes ou participation au grand débat national, les Français choisiront... ou pas. Manifester et discuter ne semblant pas incompatible dans l'hexagone.

Si le président Emmanuel Macron entendait mettre un terme à ces manifestations sociales qui agitent le pays depuis trois mois avec l'ouverture de ces discussions, le mouvement de contestation est reparti de plus belle depuis le début de l'année,

En attendant ce samedi de mobilisation, dans la petite ville de Saint-Briac en Bretagne, le premier débat local a fait salle comble. Deux heures de discussions sur la fiscalité, pas d'invective, surtout des questions :

"Je suis assez surpris de voir qu’on nous propose d’emblée des supprimer des services publics, moi, j’avais l’impression en tant qu’habitant de la province qu’au contraire beaucoup de gens demandaient plus de services publics".

Ou "pourquoi premièrement parles d'une baisse des impôts ? Il me semble que depuis deux mois, les gilets jaunes ne parlent absolument pas de baisse des impôts, ils parlent de justice fiscale."

Au maire de la commune ensuite de faire remonter les doléances des habitants au sommet de l'exécutif. La semaine prochaine aura lieu un autre débat, sur un autre thème : organisation de l'Etat et des services publics, transition écologique, démocratie et citoyenneté... Et les habitants semblent satisfaits, y compris ce "gilet jaune" :

"Cela devrait être comme ça une fois par semaine, une fois par mois, durant toute l’année, les gens de toute condition, de toute région peuvent s’exprimer sur la politique, on a un parlement qui ne représente personne, qui représente quelque lobbies, une petite partie de l’électorat, il a tout le pouvoir en France, mais c’est un système qui est défaillant", explique Pierre-Yves Guillermou.

La méthode de Saint-Briac pourrait inspirer d'autres mairies : charte de bonne conduite, modérateur, synthèse réalisée par trois personnes et disponible ensuite sur Internet.

Reste à savoir quand et comment le gouvernement en tiendra compte.

Ce matin, 360 débats étaient référencés sur la plateforme internet mise en place par le gouvernement.