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Ligue 1: Montpellier dans le creux de la vague

Ligue 1: Montpellier dans le creux de la vague
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Surprise du début de saison, Montpellier peine à tenir la cadence et fragilise son ambition européenne, alors qu'il se déplace à Rennes, en plein renouveau, dimanche (15h00) lors de la 21e journée de Ligue 1.

Rythme coupé par les reports répétés, efficacité en berne, premières défaites à l'extérieur et "grinta" grippé: Montpellier a été stoppé en pleine ascension vertigineuse après sa victoire prestigieuse devant l'OM (3-0) le 3 novembre.

Depuis le cœur de l'automne, il n'a obtenu qu'un seul succès, à Monaco (1-2), en sept journées et a été sorti par Sannois Saint-Gratien (National) dès son entrée en Coupe de France, l'un de ses objectifs.

Seconde à l'issue du premier tiers de saison (12e journée), l'équipe de Michel Der Zakarian a chuté à la cinquième place et s'est exposée à la meute de poursuivants. "On est moins performants depuis quelque temps mais chaque équipe traverse un passage difficile dans une saison", acquiesce l'entraîneur montpelliérain. "Plusieurs paramètres peuvent l'expliquer. On a été perturbés par la coupure des matches annulés, la méforme de certains joueurs et des bêtises dans l'animation défensive", détaille-t-il.

- Période blanche, trou noir -

Au mois de décembre, sous l'effet des manifestations des gilets jaunes, Montpellier s'est retrouvé au chômage technique. Faute de matches devant le PSG et Nantes, il n'a pas joué durant dix-huit jours. Le président Laurent Nicollin, l'entraîneur et les joueurs se sont offusqués de la succession de reports, "faussant le championnat". "On a été un peu pénalisés par cette période compliquée. Notre équipe, moi le premier, a besoin de faire des efforts", justifie le milieu de terrain Damien Le Tallec.

"Quand on ne joue pas pendant un mois, c'est compliqué. On a un peu perdu cette niaque, cette grinta que l'on avait durant notre bonne période", abonde le défenseur brésilien et capitaine Vitorino Hilton.

La période blanche n'explique pas à elle seule ce trou noir. Cause ou conséquence ? Montpellier, invaincu à l'extérieur jusqu'au succès face à l'OM, a enchaîné une défaite à Angers (1-0), une autre à Nantes (2-0) et une élimination en Coupe à Sannois Saint-Gratien, qui a fait grincer quelques dents.

"On était tous déçus par cette élimination car on voulait aller le plus loin possible en Coupe de France. On a l'impression que l'on a pris ce match un peu à la légère. On pensait battre facilement cette équipe, alors que la Coupe de France réserve toujours des surprises", regrette Hilton.

- "Un petit tournant" -

Parallèlement, la défense, marque de fabrique de la bande à "Der Zak" depuis un an et demi, s'est fissurée. Après avoir comptabilisé sept matches sans but encaissé lors des douze premières journées, elle a pris au moins un but au cours des sept dernières rencontres.

Manque de rigueur sur les coups de pied arrêtés, naïveté sur certains contres et petites erreurs individuelles ont lézardé l'édifice. "Quand on fait une erreur, on ne la rattrape pas sur le plan collectif pour couper l'action adverse, Nous avons besoin de retrouver une meilleure unité collective", plaide Der Zakarian.

Alors que l'attaquant Andy Delort, auteur de sept buts, n'a plus marqué depuis son doublé face à Rennes (2-2) fin novembre, Montpellier peine à assumer son statut, mais ne renonce pas à son ambition. "On se sent de mieux en mieux, mais on a besoin de points. Ce match à Rennes est un petit tournant", prévient Damien Le Tallec.

"Rennes est un concurrent comme d'autres équipes, comme Lille par exemple. Pourquoi on n'irait pas chercher la seconde place ? Il faut s'en donner les moyens. Je n'ai pas de doutes, on va repartir", espère Michel Der Zakarian. Pour retrouver la cadence d'un candidat à l'Europe.

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