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Brexit : "la quadrature du cercle" en Irlande

Brexit : "la quadrature du cercle" en Irlande
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Le Brexit est dans toutes les conversations du Forum économique de Davos.

La question de la frontière post-brexit entre l'Irlande et l'Irlande du Nord reste sans réponse.

Le premier ministre d'Irlande Leo Varadkar confie son pessimisme au micro d'Euronews.

Leo Varadkar premier ministre d'Irlande : "La difficulté d'avoir une limite dans le temps est bien sûr cette limite... On nous dit qu'il n'y aura pas de frontière dure sur l'île avant trois, cinq, six ou dix ans, mais enfin de compte, ça pourrait être le cas. Or, c'est bien là le problème. J'entends souvent les gens dire qu'il ne veulent pas d'une frontière dure, en particulier les pro-Brexit du Royaume-Uni. Mais ils ne veulent pas non plus du "filet de sécurité". Tout ce qu'ils proposent à la place du "filet de sécurité", c'est une vague promesse de régler le problème dans les deux ans qui suivent ou bien la promesse d'une technologie qui n'existe pas encore."

Pour le premier ministre d'Irlande Leo Varadkar, la solution pour éviter de rétablir une frontière serait un compromis sur le Brexit qui impliquerait le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union douanière.

Leo Varadkar premier ministre d'Irlande : "La seule façon, à mon avis, d'éviter une frontière dure à plus long terme est d'avoir un alignement très étroit, sinon complet, sur les réglementations douanières et de marché. Et c'est en totale contradiction avec l'idée selon laquelle le Royaume-Uni peut faire cavalier seul sur ces questions. Et c'est la quadrature du cercle, c'est insoluble. C'est l'idée d'avoir le beurre et l'argent du beurre, avoir les avantages de l'Union européenne, c'est-à-dire le commerce libre et des frontières ouvertes tout en ayant une politique commerciale indépendante."

Leo Varadkar rejette sur Londres l'entière responsabilité du casse-tête politique consécutif au Brexit.

Leo Varadkar, premier ministre d'Irlande : "N'oublions jamais que c'est un problème qui a été créé par la Grande-Bretagne. C'est, selon moi, autodestructeur, mais c'est leur choix. Mais cela crée aussi des problèmes pour ceux qui n'ont pas voté pour Brexit, pour la majorité des Nord-Irlandais mais aussi pour ceux à qui on n'avait rien demandé comme les habitants de la République d'Irlande."