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Les microalgues, ces petits organismes fragiles

Les microalgues, ces petits organismes fragiles
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En marge d'une édition de Futuris consacré à un projet de recherche européen baptisé VOPSA 2.0 qui travaille sur une technologie durable pour cultiver les microalgues, organismes précieux pour les oméga 3 et les antioxydants qu'ils renferment, nous interrogeons un biologiste espagnol sur les besoins de ces végétaux difficiles à faire pousser.

Les microalgues permettent de produire des acides gras oméga 3 que l'on peut prendre sous la forme de compléments alimentaires. Mais comment cultiver ces micro-organismes fragiles en dehors de leur environnement naturel ?

Dans une serre qui leur est dédiée dans le nord de l'Espagne à Gijón, le biologiste David Suárez de la société NEOALGAE impliquée dans le projet européen VOPSA 2.0 nous explique ce qu'il leur faut pour se développer.

Stérilisation de l'eau et ajustement du pH

"En premier, on stérilise l'eau intégralement : l'eau est totalement nettoyée et elle subit ensuite un traitement ultraviolet pour éliminer les bactéries et les champignons," explique-t-il. "Enfin, elle est filtrée pour qu'on puisse enlever les plus grosses particules restantes ou d'autres substances qui pourraient gêner le développement des microalgues," complète-t-il.

"On doit aussi ajuster le pH de l'eau avant d'entamer la culture de microalgues : chaque espèce de microalgue nécessite un pH spécifique qui rend sa croissance possible au tout début de son développement," affirme-t-il. "Donc on a besoin de préparer l'eau avant que chacune des espèces de microalgue soit inoculée dans l'eau," souligne le chercheur.

Adapter chaque espèce à la lumière et aux températures changeantes

"Le principal défi pour nous, c'est d'adapter chaque espèce à la lumière et aux températures très changeantes qu'on a dans le nord de l'Espagne," reconnaît David Suárez. "Pour les aider à résister, on change certains paramètres à différentes étapes de la culture : on modifie par exemple, la teneur en nutriments, on gère aussi la densité de la population de microalgues dans l'eau en réduisant le nombre de spécimens dans les bassins," énumère-t-il.

"Donc en comprenant mieux comment chaque espèce réagit à cette densité plus faible, on peut s'attendre - espérons-le - à ce qu'il y ait plus de microalgues capables de s'adapter aux conditions que nous avons ici," conclut-il.