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Macron et Al-Sissi en désaccord sur les droits de l'Homme

Macron et Al-Sissi en désaccord sur les droits de l'Homme
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Reuters
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Il devait surtout être question de contrats entre l'Egypte et la France. Mais les droits de l'homme se sont invités à la conférence de presse des deux chefs d'Etat lundi 28 janvier 2019.

Emmanuel Macron a annoncé avoir remis une liste au président Al-Sissi de personnes qu'il estime être privées de leurs droits fondamentaux en Egypte.

"J'ai rappelé au président Al-Sissi, dans la conscience et dans la franchise qui caractérise notre relation, la portée des actes qu'il pourrait prendre s'agissant, par exemple, de l'action des organisations non gouvernementales en Egypte dont les assouplissements législatifs qui allaient être introduits pour rendre la loi sur les ONG plus équilbrée ou qu'il s'agisse de cas individuels ou de sites internet bloqués".

Le dialogue est resté cordial entre les deux hommes, le président français ayant pris soin de déclarer "comprendre la nécessité de stabilité en Egypte". Son homologue a pour sa part estimé qu'il ne fallait pas regarder l'Egypte à travers des lunettes européennes.

"Nous ne sommes pas comme l'Europe, nous ne sommes pas comme les Etats-Unis. Nous sommes une région qui a des spécificités, et sa nature est spéciale. Il ne peut pas y avoir la même méthodologie partout dans le monde, et dire que cette méthodologie est idéale, on ne peut pas dire cela" a déclaré le président égyptien, évoquant la question des droits de l'homme.

Les gilets jaunes resurgissent dans le débat

Un journaliste égyptien a interrogé le président français sur le respect des droits de l'homme en France, plus précisément sur le sort des personnes interpellées lors des manifestations de gilets jaunes.

La réponse d'Emmanuel Macron : "Vous aurez noté qu'en France il est permis de s'exprimer librement, parfois les gens l'oublient et ne s'en réjouissent pas suffisamment. Des individus, des casseurs, des extrémistes se sont introduits. donc de manière légitime, ils ont été interpellés. Pas interpellés parce qu'ils disaient quelques chose, ou pensaient quelques chose, mais interpellés parce qu'ils cassaient, détruisaient, s'attaquaient à d'autres citoyens ou à des institutions."

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