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Le président du Venezuela sous pression, les Etats-Unis sanctionnent PVDSA

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Les Etats-Unis accentuent la pression sur le président vénézuélien. Ils ont imposé de lourdes sanctions à la compagnie pétrolière publique PDVSA. Une mesure qui a pour but, à terme, de forcer Nicolas Maduro à se retirer, au profit de l'opposant Juan Guaido. Le conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, a déclaré que Maduro et ses alliés ne pourraient "plus piller les avoirs du peuple vénézuélien" :

"Le moment est venu de défendre la démocratie et la prospérité au Venezuela. Je répète que les États-Unis vont tenir les forces de sécurité vénézuéliennes pour responsables de la sécurité de tout le personnel diplomatique américain, de l'Assemblée nationale et du président Guaido."

L'étau se resserre autour de Maduro. Juan Guaido, président du parlement, auto-proclamé chef de l'état par intérim la semaine dernière, a aussi salué l'ultimatum lancé par les Européens pour organiser des élections libres, ce qu'il considère comme "un soutien sans précédent" :

"J'espère qu'ils resteront fermes après ces huit jours, il faut accroître la pression pour reconnaître fermement notre constitution, le combat démocratique, et l'Assemblée nationale en tant que seule autorité élue, et pour intensifier le processus de sanctions si nécessaire, et surtout il faut plus d'aide humanitaire."

Mais Maduro, héritier d'Hugo Chavez, a promis de rester en place, avec l'appui de la Russie et de la Chine, qui ont soutenu les finances du Venezuela et combattu les efforts visant à désavouer son gouvernement à l'ONU :

"Et nous disons à Donald Trump, ne vous mêlez pas des affaires du Venezuela. (En anglais) Ne touchez pas le Venezuela. Donald Trump, retirez vos mains du Venezuela, immédiatement."

Après les manifestations de l'opposition dirigées la semaine dernière par Juan Guaido, les rues de Caracas ont retrouvé leur calme.

Mais demain, fort de son soutien à l'international, Juan Guaido a appelé à manifester, "pour exiger des forces armées qu'elles se mettent du côté du peuple", puis samedi, "pour accompagner le soutien de l'Union européenne et la fin de l'ultimatum".