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Pécresse demande à Edouard Philippe d'installer le laboratoire antidopage à Evry

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La présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a demandé vendredi au Premier ministre Edouard Philippe de réexaminer la décision de transférer le laboratoire historique de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur le campus d'Orsay, au profit du Génopole d'Evry-Courcouronnes.

L'annonce du déménagement à partir de 2023 du laboratoire antidopage de Châtenay-Malabry vers le campus d'Orsay avait été annoncé en décembre par le ministère des Sports et l'AFLD, qui avait depuis longtemps exprimé sa préférence pour ce rattachement à l'université scientifique Paris-Sud.

Un autre site s'était porté candidat, la communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart, qui proposait un site au Génopole d'Evry, dans le cadre du projet de "Cluster Grand Paris Sport".

Dans une lettre dont l'AFP a eu copie, Valérie Pécresse a rappelé vendredi que le laboratoire occupe actuellement des locaux de la région au sein du CREPS (Centre de Ressources, d'Expertise et de Performance Sportive), via une convention d'occupation qui se termine le 31 décembre 2019.

Elle dénonce la "décision non concertée prise par l'Etat de relocaliser à Orsay à horizon 2023" le laboratoire antidopage. "Cette décision porte fortement préjudice à la région Ile-de-France", qui dans la perspective des Jeux Olympiques 2024, "envisage la rénovation totale du CREPS", pour "accueillir et former des sportifs de haut niveau" et "préparer la génération 2024".

La région, "dans son droit de propriétaire", a donc demandé au laboratoire antidopage de quitter les lieux à la fin du bail. Une situation qu'a dénoncée jeudi l'AFLD, expliquant que son laboratoire avait besoin "d'un bâtiment spécifique", qu'il était "difficilement réaliste de pouvoir déménager dans un délai si court", pour devoir de nouveau déménager en 2023.

Valérie Pécresse met en avant que "le génopole d'Evry est prêt à accueillir le laboratoire dès maintenant dans des locaux neufs et à des conditions financières exceptionnellement favorables".

A contrario, elle souligne que le "choix du site d'Orsay présente un risque non négligeable puisqu'il n'est pas assuré d'être prêt dans les délais des JO, compte tenu des travaux à réaliser. Ceci pourrait clairement faire peser une menace sur l'accréditation de l'Agence" pour l'événement sportif, dit-elle.

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