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Egypte : les catacombes de Kom el-Shouqafa sauvées des eaux

Egypte : les catacombes de Kom el-Shouqafa sauvées des eaux
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REUTERS/Amr Abdallah Dalsh
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C'est la plus grande nécropole d’Égypte. Les catacombes de Kom el-Shouqafa à Alexandrie sont désormais à l'abri de la montée des eaux souterraines. Grâce à un programme d’ingénierie civil financé en partie par les États-Unis, le site archéologique, vieux de 2000 ans, s'est doté d'un tout nouveau système de pompage permanent ultra-moderne. Les travaux de ce projet de modernisation, réalisé avec l'aide de l'Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), avaient débuté en novembre 2017.

Un soulagement pour Mostafa Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités d'Égypte : "Nous avons établi six puits, chacun d'une profondeur de 42 mètres, pour recueillir toute l'eau souterraine, et la faire s'écouler vers le canal El-Mahmoudia, puis vers la mer. Ce sont les différentes étapes pour se débarrasser de cette eau."

Utilisées du Ier au IVe siècle après Jésus-Christ sous l'Empire romain, les catacombes de Kom el-Shouqafa ont été découvertes en 1900.

De style égyptien, romain et grec, elles sont constituées d'un ensemble de trois tombes souterraines, creusées dans des roches calcaires et abritant les sépultures de riches familles de l'époque. Ce site était menacé depuis 100 ans. La montée des eaux souterraines est liée à divers facteurs, notamment à un système d'irrigation très gourmand, à l'urbanisation, aux fuites d'eaux usées, à l'élévation du niveau des mers liée au changement climatique ou encore aux barrages artificiels.

"Lorsque nous analysons cette eau pour savoir d'où elle provient, nous avons constaté que les deux tiers provenaient du canal El-Mahmoudia, le reste provenant des fuites d'eau potable, des eaux pluviales et de l'urbanisation" explique Khaled al-Anani, ministre égyptiens des Antiquités.

Plusieurs sites antiques égyptiens sont menacés par la montée des eaux souterraines, qui fragilise leurs fondations, comme le temple de Karnak à Louxor ou encore le plateau du Sphinx de Guizeh. L’Égypte s'est lancé dans de grands travaux de restauration. Objectif : relancer le secteur du tourisme, en crise depuis le soulèvement populaire de 2011.

avec AFP