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Brexit : le supplice continue pour Theresa May

Brexit : le supplice continue pour Theresa May
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Un petit instant de réconfort pour Theresa May : la Première ministre britannique s'est rendue dimanche matin à l'église, dans sa circonscription du Berkshire. Elle y a reçu un bouquet de fleurs de la part de son pasteur... avant de reprendre son chemin de croix vers le Brexit.

Terriblement affaiblie après plusieurs défaites humiliantes, la Première ministre n'aurait pourtant pas renoncé à faire adopter par les députés son accord de divorce négocié avec Bruxelles malgré trois votes négatifs. Un nouveau passage en force pourrait être tenté ce mardi.

David Gauke, ministre britannique de la Justice : "À mon avis, le meilleur accord c'est celui de la Première ministre. Mais puisque ce n'est pas le choix favori du Parlement, nous devons nous demander ce que le Parlement veut faire. À l'heure actuelle, tout ce que nous avons vu, c'est ce que le Parlement ne veut pas faire".

Le gouvernement semble donc vouloir patienter, faute de mieux.

Car ce lundi c'est la Chambre des Communes qui va une nouvelle fois reprendre la main en soumettant aux députés une série de scénarios alternatifs pour tenter de sortir de la crise. L'idée étant de faire émerger un Brexit "doux" dans lequel le Royaume-Uni conserverait des liens étroits avec l'UE.

En fonction du résultat des votes (surtout s'ils ne mènent nulle part) la Première ministre pourrait alors remonter au créneau dès mardi avec son accord sous le bras.

Et si au final rien n'en sort, les travaillistes sont prêts à précipiter le départ de Theresa May. Dimanche matin, c'est ce qu'a laissé entendre une porte-parole des travailliste sur Sky News.

"Il semble évident qu'un jour viendra où nous devrons présenter une autre motion de confiance", a déclaré Emily Thornberry qui n'a pas précisé cependant si la décision pourrait être prise cette semaine.

Autre option sur la table : c'est Theresa May qui présente mercredi sa démission à charge pour le parti conservateur de lui trouver un remplaçant sans repasser par la case élection.

En attendant la colère gronde chez les Britanniques. Entre ceux qui exigent la mise en oeuvre immédiate du Brexit conformément au vote de 2016. Et ceux qui appellent à un second référendum pour mettre un terme à la sortie de l'Union européenne.

Avec Agences